Coopération douanière poursuivie entre le Tchad et le Cameroun


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Le Colonel Ousmane Adam Dicki, Directeur Général des Douanes et Droits Indirects du Tchad a achevé le vendredi, 11 janvier 2019 une visite de travail au Cameroun. « Cette visite s’inscrivait dans le cadre du suivi de la mise en œuvre du protocole d’accord d’assistance administrative mutuelle en matière douanière entre le Cameroun et le Tchad du 26 août 2016 », a annoncé la Direction générale des Douanes du Cameroun.

Pourtant, derrière les amabilités entre les deux Directeurs généraux des Douanes, se cache le problème du transit des marchandises à destination du Tchad sur les corridors camerounais. Il y a une semaine, le Tchad et la République centrafricaine ont agité le spectre d’une délocalisation de leurs importations vers d’autres ports. Notamment le Port de Pointe Noire.

Une décision causée par l’existence de nombreuses barrières policières et douanières sur les corridors camerounais. A l’instar du corridor Douala-Ndjamena, où les conducteurs sont contraints de payer environ 140 000 FCFA par voyage pour traverser les barrières installées par la police, la gendarmerie et la Douane.

Ce qui, d’après les deux pays frères de la CEMAC, fait perdre environ 2 milliards de FCfa par an aux importateurs tchadiens. Et un peu plus de 200 milliards de FCFA à l’économie camerounaise, a ajouté Cyrus Ngo’o, le Directeur général du Port autonome de Douala.
Au cours de sa visite, le Colonel Ousmane Adam Dicki a pris part à des sessions techniques. Objectif : passer en revue les principaux goulots d’étranglement sur ces corridors camerounais. Les procédures douanières en matière de transit, les contrôles en matière d’acheminement des marchandises en transit sur les corridors conventionnels, la dématérialisation des opérations de transit et la gouvernance, pour ne citer que ceux-là.

Le jeudi, 10 janvier 2019, le Colonel Ousmane Adam Dicki s’était rendu au Port autonome de Douala. Une plateforme portuaire « naturelle », selon le PAD (Port autonome de Douala). Mais où les importateurs tchadiens continuent à rencontrer des blocages. En octobre 2018 par exemple, une panne du GPS avait fait perdre près d’un mois aux importateurs tchadiens.

« Les efforts que vous avez consentis pour sécuriser le transit de Douala aux frontières tchadiennes ne sont pas à négliger et tenons à vous témoigner de notre gratitude. Nous exhortons les deux parties à continuer davantage sur le même élan de collaboration », avait déclaré le Colonel Ousmane Adam Dicki. « Nous souhaiterions bien vouloir à travers cette visite, redynamiser les accords bilatéraux entre nos deux pays et mettre l’intonation plus particulièrement sur la fluidité et la sécurisation du transit des marchandises de Douala aux frontières tchadiennes afin d’améliorer nos recettes. Il est important d’entreprendre des démarches pour rendre l’antenne de Douala plus efficace afin de mettre en place un système plus énergique sur la gestion de cette plateforme et le suivi des cargaisons à destination du Tchad », avait-il ajouté.

Une superficie de stockage en poche

L’occasion faisant le larron, une superficie de 150 hectares dans le domaine portuaire camerounais, a été présentée au Colonel Ousmane Adam Dicki. Un espace qui va servir de base logistique pour les opérations de transit et la sécurisation des marchandises en direction de ce pays voisin. Ainsi, pour le Dg des douanes camerounaises Edwin Fongod Nuvaga, c’est un début de solution aux problèmes posés par les douanes tchadiennes. «Cela va permettre de décongestionner le Pad, de fluidifier les opérations mais également de sécuriser les marchandises en transit.», confie-t-il.

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