Consternation en Grande Bretagne après la condamnation en Egypte d’une britannique à trois ans de prison pour trafic d’antidouleurs

Un tribunal égyptien a condamné mardi une femme britannique à trois ans de prison pour avoir fait entrer clandestinement quelque 300 cachets antidouleur dans le pays. Ses avocats ont annoncé qu’elle faisait appel de la sentence.

Laura Plummer, 33 ans, citoyenne britannique habitant à Hull, a été arrêtée en octobre après que des comprimés de Tramadol furent trouvés dans sa valise. Sa famille a déclaré aux journaux britanniques qu’elle avait acheté les tablettes pour son partenaire égyptien vivant dans la station balnéaire d’Hurghada, près de la mer Rouge.

Laura Plummer a assisté à une audience dans son affaire lundi, avant la condamnation de mardi. Le tribunal a également décidé qu’elle devait payer une amende de 100 000 livres égyptiennes (5 600 dollars).

Le Tramadol est légal en Grande-Bretagne mais est interdit en Egypte. Mme Plummer a été arrêtée à son arrivée du Royaume-Uni en octobre et sa détention a été prolongée à deux reprises avant sa comparution.

Sa famille a déclaré que Mme Plummer avait été contrainte de signer des documents en langue arabe qu’elle ne comprenait pas.

Son avocat a déclaré que Mme Plummer ferait appel, cherchant à renverser le verdict ou à obtenir une peine de substitution, ce qui est possible dans les deux mois suivant la détermination de la peine. Il a ajouté qu’elle ne savait pas que le Tramadol était interdit en Egypte.

Parlant à la cour au nom de Plummer, l’avocat, a déclaré qu’elle n’avait aucune intention criminelle en apportant les analgésiques « Elle n’avait que 320 pilules, même le billet d’avion coûte presque le double du prix de ces pilules a-t-il déclaré ».