Congo : il y aura-t-il des donneurs de sang permanents ?


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Drapeau du Congo
Drapeau du Congo

C’est la démarche préconisée par le ministre de la Santé, préoccupé par le manque chronique de produits sanguins à la disposition des hôpitaux.

 » Incivisme  » : c’est l’accusation portée par le Dr Alfred-Léon Optimbat, ministre congolais de la Santé, envers ses compatriotes. Selon lui, les Congolais manifesteraient une coupable indifférence à l’égard du sort des malades en l’attente de transfusions.

Le Centre national de transfusion sanguine (C.N.T.S.), structure publique chargée d’approvisionner les hôpitaux du pays en produits sanguins, manque cruellement de dons pour assurer ses missions. Les trois-quarts des dons de sang effectués au Congo seraient ainsi des  » dons de remplacement  » opérés par les familles des malades au moment de leur hospitalisation. 70 % de ces dons émaneraient, par ailleurs, de donneurs de sexe masculin, rapporte l’agence PANA. Le directeur général de la santé, M. Damase Bozongo, relève pour sa part, que des cabinets médicaux privés effectuent des transfusions clandestines dans les quartiers de Brazzaville.

Afin d’améliorer l’approvisionnement et d’instaurer plus de  » sécurité transfusionnelle « , le Dr Optimbat suggère que soient recrutés des  » donneurs permanents.  » S’agira-t-il alors de  » donneurs  » payés ? Sans que l’on sache encore quel développement sera donné à cette idée, on apprend que la France se dit préoccupés par la situation congolaise. Afin d’éviter les ruptures d’approvisionnement, elle a fait don au C.N.T.S. de produits sanguins et de matériel médical d’une valeur de 60 millons de F CFA.

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