Confusion en Centrafrique

Le Coup d’Etat en cours à Bangui a été revendiqué depuis Paris sur les ondes de Radio France Internationale par le Général François Bozizé, récemment expulsé du Tchad et réfugié dans la capitale française. Le Ministère des Affaires étrangères français condamne ces agissements.

Déclenché vendredi 25 octobre, le coup d’état en cours à Bangui, capitale de la Centrafrique, a pour but de déposer le président légitimement élu, Ange-Félix Patassé, ainsi que l’a reconnu depuis Paris, où il est arrivé la semaine dernière, le Général François Bozizé, qui s’est présenté dimanche 27 octobre comme l’instigateur et l’organisateur de ce coup de force, dans une interview accordée à nos confrères de Radio France Internationale.

Cette revendication a provoqué une réaction immédiate du Quai d’Orsay, siège du Ministère français des affaires étrangères, dont le Porte -Parole a indiqué que la France condamnait  » la tentative de prise de pouvoir en cours en Centrafrique « , et qui a explicitement appelé  » les soldats rebelles à déposer les armes « . Ces soldats rebelles qui ont pris des positions stratégiques aux abords directs de la capitale seraient au nombre d’une grosse centaine, selon des sources centrafricaines.

Dans le même temps, le Porte-Parole du Quai d’Orsay précisait que les autorités françaises, qui apportent aujourd’hui leur soutien aux autorités centrafricaines, ignoraient le lieu de séjour du Général François Bozizé :  » Nous ne savons pas où il est !  »

Une précision qui en dit long sur la préoccupation actuelle du Ministère français des Affaires étrangères, et sur la surprise des observateurs diplomatiques européens devant cette nouvelle tentative de renversement du Président Patassé, régulièrement remis en cause, et personnellement fragilisé. Peu assuré de sa propre armée, le président centrafricain est aujourd’hui soutenu face aux mutins par un contingent de soldats libyens, bien équipés, et une troupe de mercenaires récemment arrivés de République Démocratique du Congo (RDC).