Conférence internationale sur le sida : la prévention, priorité des priorités

La 17e Conférence internationale sur le sida s’est ouverte dimanche à Mexico. Jusqu’à vendredi, les quelque 23 000 participants feront le bilan de l’évolution de l’épidémie. Ils réserveront une part importante des discussions aux moyens de prévenir les nouvelles contaminations.

Le sida, c’est l’affaire de tous. C’est pourquoi le thème de la 17e Conférence internationale sur le sida est « Universal Action Now », ou « Action universelle maintenant », en anglais. A l’ouverture de la réunion, dimanche, à Mexico (Mexique), le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon a annoncé que « les budgets devront considérablement augmenter au cours des prochaines décennies ». Et d’ajouter : « Comptez sur moi, je travaillerai à mobiliser les fonds et à ce que le sida reste une priorité pour les Nations Unies ». Et des fonds, il en faudra pour enrayer l’épidémie, qui touche 33 millions de personnes dans le monde, dont 22 millions en Afrique.

La prévention : priorité numéro un, deux et trois

Jusqu’à vendredi, quelque 23 000 scientifiques, médecins, politiques et autres militants associatifs se pencheront justement sur les moyens de faire reculer le VIH. Le rapport 2008 de l’Onusida a souligné les efforts déjà accomplis en matière de lutte : pour la première fois, le VIH a moins tué et contaminé. Une bataille de gagnée. Mais pour gagner la guerre, il en faudra beaucoup plus.

Pour le président du Botswana Festus Mogae, il y a un front à ne surtout pas négliger : « La prévention de nouvelles infections doit être notre priorité numéro un, notre priorité numéro deux et notre priorité numéro trois ». C’est donc tout naturellement que la prévention se retrouvera au cœur des discussions, avec notamment un point en ce qui concerne la recherche d’un vaccin ou d’un gel microbicide.

Des spécialistes donneront par ailleurs les premiers résultats concernant l’efficacité de la circoncision comme moyen de réduire la contamination chez les hommes. Les effets de l’ablation du prépuce, que l’Onu promeut en particulier dans les pays du Sud, s’étaient montrés concluants en Afrique du Sud, en Ouganda et au Kenya, où des études avaient été menées.