Condamnation de Guillaume Soro : la réaction de la classe politique de Côte d’ivoire


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Guillaume Soro
Guillaume Soro

Le mardi 28 avril, à l’issue d’un procès boycotté par son collectif d’avocats, l’ancien président du Parlement Ivoirien, Guillaume Soro, a été condamné à une peine d’emprisonnement de 20 ans ferme et au versement d’une amende de 7 millions d’euros pour détournement de biens publics, recel et blanchiment de capitaux. Après cette condamnation, les réactions des acteurs de la classe politique ivoirienne fusent de toute part.

L’ancien président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro, a été condamné le 28 avril dernier à 20 ans d’emprisonnement ferme pour détournement de biens publics, recel et blanchiment de capitaux. L’affaire remonte à 2007 alors que le candidat à la prochaine Présidentielle avait acquis une nouvelle maison à Marcory. Le ministère public l’accuse d’avoir acquis l’immeuble avec les fonds de l’Etat qu’il n’a pas restitués. Il a donc été condamné et la réquisition de 20 ans faite par le Procureur a été retenue par le tribunal en absence de plaidoyer de ses avocats qui ont décidé de boycotter le procès sur fond d’une décision de la CADHP qui a demandé l’annulation des poursuites.

Après cette lourde condamnation, plusieurs acteurs de la classe politique ont réagi. Selon Ouattara Gnonzié, président du RPP, il s’agit d’une condamnation politique. « On n’a pas besoin de le dire en Côte d’Ivoire. Tout le monde le sait. Nous avons certainement des hauts magistrats, mais c’est une justice instrumentalisée », a-t-il affirmé. Franck Anderson Kouassi du Front populaire ivoirien estime, quant à lui, que l’heure ne devrait pas être aux condamnations politiques, mais plutôt à l’apaisement social et politique en Côte d’Ivoire afin d’éviter de tomber dans une autre crise sociale.

Pour le condamné même, cette affaire est tout simplement une mascarade politique monté par le pouvoir en place afin de l’écarter de la course présidentielle en raison de sa cote de popularité.

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