Comment sortir la RD Congo du gouffre économico-social ?

La RD Congo est un pays à la dimension d’un continent avec des ressources humaines, agricoles, culturelles et hydro-minières extraordinaires. Mais pour diverses raisons historiques, politiques et de gestion économique, il se trouve être actuellement un pays misérable. Son tableau économico-social peut être peint de la manière suivante :

 un taux de croissance économique entre 5 et 10 % depuis 2008

 une dette extérieure presque effacée avoir atteint le point d’achèvement de l’initiative PPTE

 un taux d’inflation relativement faible (moins de 15% par an depuis 2008)

 un taux de chômage record de plus de 90%

 un salaire minimum légal de moins de 100 usd par mois pour les travailleurs

 un taux de scolarisation de moins de 50% pour les enfants en âge d’étudier avec une forte apparition du phénomène  » enfants de rue  »

 une absence totale de système de santé pour la population

 une absence criante d’un système efficace de transport public dans toutes les agglomérations

 etc…..

Face à un tel tableau, les pistes de solutions sont complexes et peuvent se résumer dans un programme économique pluridimentionnel à moyen et long terme. Mais, nous voulons présenter dans cette publication deux pistes de solutions non exhautives mais importantes:

1° L’amélioration du climat des affaires économiques

2° L’application effective de la décentralisation économique et financière du pays

S’agissant de l’amélioration du climat des affaires, il faut comprendre que les milieux d’affaires congolais sont confrontés à des difficultés majeures telles que les tracasseries administratives, judiciaires, policières et fiscales; la corruption imposée et institutionnalisée de l’appareil économique de l’Etat; une insécurité juridique de l’investissement et des investisseurs; une fiscalité tracassière engendrant un sous-developpement par absence de réformes appropriées et en profondeur; la gestion très politisée et peu orthodoxe du portefeuille de l’Etat (entreprises publiques)

Les vraies réformes en cette direction permettront de libérer et d’attirer l’investissement afin d’améliorer l’emploi, le salaire minimum légal et quelque peu aussi le taux de scolarisation en procurant plus des revenus aux foyers

Quant à la décentralisation économique et financière, elle consistera à mettre à la disposition des entités politiques décentralisées des moyens financiers substantiels leur permettant de prendre réellement en charge les défis du développement de leurs contrées. Pour ce faire, une répartition claire et sans équivoque, de préférence par une Loi, des ressources financières, des impôts et des taxes ainsi que des compétences économiques doit être faite.
Il est anormal et illusoire de penser qu’un gouvernement central peut gérer avec efficacité des problèmes de développement des contrées éloignées de plus de 2.000 Kilomètres dont il ne connait, par ailleurs, pas les réalités

D’autres pistes de solutions de notre étude pourrons ultérieurement être publiées.