Comment sécuriser l’est du Tchad ?

Cette question était examinée jeudi dernier à Libreville lors de la rencontre tripartite entre le président gabonais Omar Bongo Ondimba et ses homologues tchadien, Idriss Déby Itno et congolais Denis Sassou Nguesso. Les trois chefs d’Etat veulent contribuer à pacifier cette région frontalière du Tchad, de la République Centrafricaine et du Soudan et ont appelé les protagonistes à privilégier la voie du dialogue et de la négociation, rapporte le communiqué final de cette rencontre.

Notre correspondant à Libreville

Bongo Ondimba, Denis Sassou Nguessou et Idriss Déby Itno se sont inquiétés de la situation qui prévaut dans l’est du Tchad et qui menace gravement la « sécurité des populations civiles, la conduite des opérations humanitaires, la stabilité et le développement » dans cette région, précise le même communiqué .

Les chefs d’Etat ont appelé les différents protagonistes à faire preuve de retenue et à respecter les engagements pris et les accords signés à Tripoli, Ryad et Syrte.

Aussi se sont-ils réjouis du déploiement des troupes effectif depuis le 31 décembre 2007 de la force hybride Nations Unies- Union Africaine pour assurer la mission de maintien de la paix dans cette province du Soudan, conformément à la résolution 1771 du Conseil de Sécurité des Nations unies. Ils ont, à cet effet, également pris acte de la mise en œuvre immédiate de la résolution 1778 du Conseil de Sécurité des Nations Unies relative au déploiement des troupes de l’Eufor-Tchad-RCA dans l’est du Tchad et le nord de la République Centrafricaine, ainsi que de la mission des Nations Unies en RCA et Tchad.

Les chefs d’Etat ont marqué leur espoir de voir ces forces et cette mission contribuer à ramener une paix durable dans cette région, avec pour objectif de la sécuriser et d’aider à sa reconstruction.

Par ailleurs, ils se sont engagés à mettre à profit le prochain sommet de l’Union Africaine à Addis Abéba pour poursuivre leurs efforts et prendre des initiatives diplomatiques dans ce sens.