Comment la Tunisie a échappé à des attentats organisés par le clan Ben Ali

Dasn un article, la revue spécialisée sur les pays du Maghreb, Maghreb Intelligence, raconte en détail la journée du vendredi 14 janvier qui a vu le régime Ben Ali s’effondrer. Voyant que la colère du peuple ne retombera pas, Abdelaziz Ben Dhia, porte-parole de la présidence, propose un scénario de la dernière chance. Il est prévu que Ben Ali quitte le pays quelques jours, laissant temporairement le pouvoir au main du chef du gouvernement, Mohamed Ghannouchi. Les fidèles du pouvoir organiseraient alors une série d’attentats qui seraient mis sur le dos des islamistes, et le RCD organiseraient ensuite des marches demandant le retour « du sauveur » qui pourrait tranquillement reprendre le pouvoir. Mais c’était sans compter sur la détermination du duo composé de Kamel Morjan, ministre des Affaires étrangères et du général de corps d’armée et chef de l’état-major, Rachid Ammar. Ces deux hommes vont réussir à imposer le respect de la constitution, mettant le pouvoir au main du président du Parlement, Fouad M’bazaa. Pris de cours par le soutien de l’armée à la révolution, les sbires de Ben Ali doivent fuirent sans voir le temps de mettre en place leur plan diabolique raconte Maghreb Intelligence. Le pire a été évité.