Combattants noirs à l’Indépendance du Pérou

José Gil de Castro est né à Lima au Pérou en 1785 et est mort dans la même ville vers 1850. Il était un fils d’esclave, né libre. Pendant la guerre d’indépendance, il atteignit le grade militaire de Capitaines de Milices à Trujillo. »Mulato Gil », le surnom par lequel il sera connu au Chili est le plus grand artiste afrodescendant d’Amérique Latine. Il a débuté sa formation artistique dans l’atelier de Julián Jayo, avant de poursuivre à Lima à l’école publique de Peinture où il reçut les cours de l’Espagnol José del Pozo. Il passa sa vie entre Lima et le Chili où il épousa une espagnole. Il fut nommé Peintre de la Chambre du gouvernement Péruvien.

Le conseil Municipal de Santiago lui octroya le titre de Grand Maitre de la Confrérie des Peintres (Maestro Mayor del gremio de pintores) pour son brillant travail comme portraitiste et peintre au Chili. Et pour mettre à profit son expérience militaire et sa grande connaissance du dessin, de la cartographie et de la cosmographie, il est intégré dans l’armée naissante du Chili en tant que membre du corps des ingénieurs avec le grade de Lieutenant et plus tard à celui de Capitaine du Bataillon des Fusiliers.

O’Higgins lui accorda la décoration « Au Mérite » sous le grade de légionnaire. José Gil de Castro fut témoin oculaire de la Révolution en Amérique Latine à travers les portraits de personnages qui incarnaient les nouveaux idéaux. Il les transforma en modèles qui passèrent à l’histoire comme des héros.

Au Chili, il est considéré comme le Père du Portrait

L’Inca Garcilazo de la Vega soutient dans ses écrits qu’il a connu à el Cuzco, le noir Guadalupe, un chef qui commanda le premier corps de soldats noirs durant le rebellion de Francisco Hernandez Girón, contre les nouvelles lois imposées par la couronne espagnole en 1554.L’histoire nous parle également d’Antonio Oblitas, l’adjoint noir de Túpac Amaru II, connu comme le bourreau du Maire Arriaga, qui fut par la suite fait prisonnier et exécuté en compagnie de Túpac Amaru.

La participation réelle des afrodescendants à la formation de l’État à la fin du 19ème siècle, tant au cours de la bataille de Junín, sous le commandement de Bolívar, qu’à celle de Ayacucho, sous les ordres de Antonio José de Sucre.

L’historien Julio Luna mentionne dans ses chroniques les Commandants José Rayo, León Escobar et Negro León qui peu après la Guerre d’indépendance firent partie de différents groupes caudillistes qui se battaient pour le contrôle du pouvoir au cours des premières années de l’étape républicaine (1835 – 1842).

Traduit de l’Espagnol par Guy Everard Mbarga