Combat contre les « séparatismes » : Macron déclenche une colère

Le Président français, Emmanuel Macron

Le discours du Président français, Emmanuel Macron, dénonçant « l’islamisme radical » n’a pas été du goût des membres de l’institution islamique sunnite Al-Azhar basée en Egypte, qui dénoncent un discours teinté de racisme et qui porte de graves accusations contre l’islam.

Le Centre de recherches islamiques d’Al-Azhar basé au Caire, en Egypte, pointe du doigt le discours du chef de l’Etat français, Emmanuel Macron. Dans un communiqué publié samedi soir, indique Bladi, le centre « rejette vivement les déclarations du Président français Emmanuel Macron » qu’il qualifie de « fausses accusations envers l’islam ». Le Centre appelle à « cesser les attaques contre les religions  qui ne font que dresser le lit consolider à la haine  et à l’intolérance ».

L’institution poursuit en dénonçant que de telles déclarations racistes ne peuvent qu’envenimer la situation, notamment « à attiser la colère des 2 milliards de musulmans dans le monde ». Le discours d’Emmanuel Macron considéré comme faisant « une confusion erronée entre la réalité des valeurs auxquelles appellent les religions, comme le rapprochement entre les êtres humains, et l’exploitation par certains extrémistes des textes de ces religions pour réaliser leurs objectifs néfastes ».

Ce discours d’Emmanuel Macron intervient dans un contexte assez particulier, avec notamment une attaque à l’arme blanche, qui s’est produite à Paris, la semaine dernière. « L’islamisme radical est le cœur du sujet : nommons-le », a indiqué le dirigeant français, vendredi 2 octobre, aux Mureaux (Yvelines). Evoquant différents « séparatismes », Emmanuel Macron a annoncé des mesures visant à « renforcer la laïcité » et à « consolider les principes républicains ».

Parmi les mesures phares : l’obligation, dès 3 ans, de l’instruction à l’école et non à domicile, sauf exception notamment pour raisons de santé ; charte de la laïcité pour toute association sollicitant une subvention publique ; extension de l’obligation de neutralité aux salariés des entreprises délégataires de service public. Dispositions visant à « libérer l’islam de France des influences étrangères », qui figureront dans un projet de loi, qui sera présenté le 9 décembre en Conseil des ministres.