Cigarettes privatisées en Algérie

La loi de finances 2001 va engendrer des réformes qui risquent de bouleverser le paysage économique algérien. De nombreux monopoles vont être cassés, notamment celui du tabac, détenu jusqu’ici par la SNTA (Société Nationale des Tabacs et Allumettes).

La loi de finances 2001, actuellement en discussion, promet de nombreux bouleversements dans le paysage économique algérien. Les privatisations déjà annoncées ne sont  » qu’un avant-goût  » de ces changements, annonce Tayeb Kial dans Le Quotidien d’Oran du 8 octobre.

De nombreux monopoles d’Etat vont disparaître. La SNTA, par exemple, ne sera plus la seule sur le marché de l’importation, de la fabrication et de la commercialisation du tabac. Des firmes internationales, telles que Philip Morris ou Marlboro sont attendues sur ce terrain.

Mais cette part de marché, qui va être crée avec l’arrivée de firmes américaines, est déjà occupée par les cigarettes provenant des réseaux de contrebande. Ce marché clandestin  » fait perdre au fisc environ trente-cinq millions de dinards par an « , soit l’équivalent de trois millions cinq cents mille francs français, selon Le Quotidien d’Oran.

El Hadj abattu au Mali

La contrebande de cigarettes est très organisée en Algérie. Les trafiquants font transiter leurs stocks par l’Afrique noire, avant de les faire entrer dans le pays. Malgré leur expérience,  » la filière du trafic de cigarettes a connu plusieurs coups durs cet été « , écrit Lies Mourad dans le journal El Watan du 10 octobre.

L’un des grands barons de la contrebande, El Hadj Othmane, a été abattu cet été au Mali, par une patrouille militaire du pays. Ce patron de la  » Marlboro connection  » était en train de superviser l’acheminement d’un grand stock de cigarettes étrangères entre la Mauritanie et le Mali, à destination de l’Algérie. Cette disparition n’a pas permis aux autorités algériennes de démanteler le réseau, et ce marché parallèle risque de mettre en danger le marché du tabac dans tout le pays.