Chutes de cheveux associées aux tresses et aux extensions chez les afroaméricaines

Les tresses ou l’emplacement des extensions très serrées seraient associées à un type de chute de cheveu permanente chez les afroaméricaines.

Même si cela ne prouve pas que ces coiffures sont à l’origine du problème, les femmes devraient en tenir compte selon le Dr Angela Kyei, coauteure de la nouvelle étude.

« Je ne conseillerais pas d’arrêter de mettre des extensions, mais plutôt de ne pas le faire avec tellement de tension que l’on soit obligés de prendre des analgésiques », indique Kyei, de la Clinique Cleveland dans l’Ohio.

Une tension prolongée des mèches de cheveu peuvent provoquer une inflammation des follicules pileux et provoquer des cicatrices.

Dans un premier temps, cela provoque un type de calvitie appelée alopécie cicatricielle centrale centrifuge, qui part du haut du cuir chevelu et se propage lentement au reste de la tête. Elle n’affecte que les afroaméricaines. Comme il n’existe pas de traitement, Kyei a enquêté sur sa cause.

Les résultats, publiés dans Archives of Dermatology, découlent des questionnaires et de l’examen du cuir chevelu de 326 Afroaméricaines.

Presque toutes s’étaient défrisées les cheveux chimiquement et une sur six avait l’alopécie cicatricielle. Plus de la moitié des femmes affectées ont dit qu’elles avaient des extensions, contre un tiers du groupe ayant une perte de cheveux pas si grave.

« Cela nous indique qu’il ya une tendance et nous devons l’étudier », indique Kyei, après avoir précisé que cela ne signifie pas que ces styles provoquent nécessairement la calvitie.

En fait, l’équipe a constaté que les femmes ayant un diabète de type 2 et qui ont des infections bactériennes du cuir chevelu étaient plus enclines à développer une alopécie cicatricielle.

« Le message de cette étude est que, chez ces patientes, la coiffure n’est pas le seul élément que l’on devrait évaluer. Lorsque qu’on perd des cheveux, surtout au centre, que c’est permanent, il faut consulter un médecin », indique Kyei.