Christie et Bloomberg roulent pour Obama

La campagne a été suspendue ce lundi 29 octobre à cause de l’ouragan Sandy qui a frappé le Nord-Est des Etats-Unis, causant la mort de 98 personnes. Par ailleurs, 4,5 millions d’Américains sont privés d’électricité à cause de cette catastrophe naturelle. Après trois jours de trêve, Barack Obama a repris sa campagne, ce jeudi, dans le Nevada, l’un des Etats clés. Le président-candidat semble, selon Thomas Snegarhoff, spécialiste de la politique américaine à l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques (IRIS), avoir bénéficié de la gestion de crise, en ramenant en outre dans son escarcelle de soutiens républicains de poids importants.

Trois jours de trêve, et la campagne repart de plus belle. Barack Obama a suspendu, lundi 29 octobre, sa campagne à cause de l’ouragan Sandy qui a frappé le Nord-Est des Etats-Unis, causant la mort de 98 personnes, et privant d’électricité 4,5 millions d’Américains. Selon Thomas Snegarhoff, spécialiste de la politique américaine à l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques (IRIS), Barack Obama a profité de la gestion de l’ouragan Sandy, en s’emparant en outre de soutiens républicains de poids importants : le gouverneur du New-Jersey, Chris Christie, et le maire de New-York, Michael Bloomberg. Plébiscité par les sondages, le président-candidat a repris, ce jeudi, son tour des Etats clés, en tenant un meeting dans le Nevada, l’un des Etats les plus touchés par la crise économique.

A quatre jours du scrutin, Barack Obama se refait une santé dans les sondages. Sur ce qui concerne sa gestion de la crise causée par l’ouragan Sandy, une enquête d’opinion indique que 78% d’Américains jugent que le président-candidat a fait du bon travail alors que 44% d’entre eux estiment que Mitt Romney a eu une bonne attitude.
« Obama a profité de l’ouragan Sandy. Ils (les Américains, ndlr) sont plutôt contents du traitement de l’affaire par le président sortant. Dans une élection serrée, tout peut faire basculer le scrutin », analyse Thomas Snegarhoff, spécialiste de la politique américaine à l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques (IRIS). Au contraire, ils pensent que « Mitt Romney avait été distant et a politisé cette crise ».

Chris Christie et Michael Bloomberg roulent pour Obama

Barack Obama récoltent les fruits de sa gestion de la crise de l’ouragan Sandy. Hormis les sondages positifs, le président-candidat a ramené dans son escarcelle le gouverneur républicain Chris Christie ainsi que Michael Bloomberg, le maire (indépendant) de New-York, jadis républicain.

« Même si dans ses discours, Obama n’en parle pas en concentrant ses attaques contre le programme économique de Romney, ces soutiens sont très bons pour lui », souligne Thomas Snegarhoff. « Chris Christie est l’un des républicains les plus connus. Il se positionne déjà comme candidat à la candidature républicaine pour l’élection présidentielle de 2016, en essayant de se donner une image trans-partisane (par le biais de son éloge de la gestion de crise d’Obama, ndlr) », ajoute le spécialiste de la politique américaine.

Si le discours de Chris Christie peut persuader les républicains indécis d’accorder leur vote à Barack Obama, le soutien du maire de New-York, Michael Bloomberg est également à même d’influencer les électeurs. « Bloomberg, un ancien républicain devenu indépendant, est très populaire aux Etats-Unis », fait savoir Thomas Snegarhoff.

Colin Powell a lui aussi promis de voter pour Barack Obama. Un soutien, certes important, mais moins symbolique que celui de Chris Christie et Michael Bloomberg, puisque l’ancien secrétaire (républicain) d’Etat des Etats-Unis avait voté en 2008 pour l’occupant actuel de la Maison Blanche. Le 6 novembre, l’avenir dira si ce tournant de campagne permettra au président sortant de rester à son poste pour quatre de plus.