Chefs d’Etat à vendre

Les chefs d’Etat africains n’ont pas pris la peine de déposer leurs noms sur le web. Certains sont encore à vendre. D’autres ont déjà été achetés… au grand dam de leur titulaire original.

Les chefs d’Etat sont à vendre sur le Net ! Aussi incroyable que cela puisse paraître, les noms de domaine, Idrissdeby.com, ou encore sassounguesso.com ne sont pas déposés. Et ils ne sont pas les seuls. La plupart des dirigeants africains ont, semble-t-il, oublié de protéger leur nom. Au risque de laisser le premier petit malin qui y pensera s’en emparer…

Un tour d’horizon du web nous apprend quand même que certains des grands noms de la politique africaine ont déjà été achetés. Mais par qui ? Kabila.com est actuellement en construction et reste donc un peu mystérieux. Ratsiraka.com est devenu un site de débat et d’information sur les élections malgaches. Plus curieux : wade.com appartient à un revendeur de voitures Ford dont la boutique se situe aux Etats-Unis, dans la banlieue d’Atlanta. Enfin, benali.com est à vendre (le nom de domaine a été racheter par Ben ali depuis la rédaction de l’article) – ironie du sort, sur le site de escrow.com – les enchères s’élevant pour le moment à 800 dollars.

Sites de lèse-présidents

De plus en plus étrange, Taylor.com renvoie à une entreprise de management et d’aide à la prise de décision. Son slogan :  » Take control ; improve performance « . A consulter pour tout problème de gestion du personnel, règlement de conflits internes, etc. Interdiction par contre de laisser vos enfants taper innocemment le nom du président togolais Eyadema : il a effectivement été déposé, mais il redirige l’internaute vers un site pornographique très très hard.

Enfin, Omarbongo.com a lui aussi été acheté. Et pour une fois le site n’est pas complètement déconnecté du nom auquel il se rapporte. C’est la page de BDP :  » Bongo doit partir « . Sur cette libre tribune, un Gabonais vivant apparemment dans le New Jersey exprime son mécontentement. Son message est clair :  » Chers compatriotes, cela fait 34 ans qu’Omar Bongo saccage notre pays et le vide de ses richesses. (…) Le constat, chers amis, est simple : Bongo, président autoproclamé du Gabon depuis 1967, a échoué sur toute la ligne « … Et voilà ce qui arrive lorsqu’on ne dépose pas son nom !