Chantage à Mohammed VI, Eric Laurent et Catherine Graciet jugés lundi

Mohammed VI du Maroc
Le roi du Maroc, Mohammed VI

Les deux journalistes français Eric Laurent et Catherine Graciet seront jugés lundi, à Paris. Ils sont poursuivis dans une affaire de chantage contre le roi du Maroc, Mohammed VI.

Une affaire qui remonte à 2015, rappelle le journal marocain La Quotidienne, qui a annoncé la nouvelle. Les deux professionnels de média, Eric Laurent (75 ans) et Catherine Graciet (48 ans), s’apprêtaient alors à faire une publication. Un livre peu ordinaire, puisqu’il était à charge contre le roi Mohammed VI du Maroc. Ils se retrouvent par la suite au cœur d’un grand scandale qui a d’ailleurs valu leur interpellation.

Pour un montant de 3 millions d’euros, les journalistes étaient prêts à renoncer à la publication de l’ouvrage. Un accord de deux millions d’euros est vite trouvé. Une avance de 80 000 euros, 40.000 chacun, en espèces sonnantes leur est versée. Seulement, les journalistes ont été piégés car les négociations étaient enregistrées.

Eric Laurent et Catherine Graciet toujours pas tirés d’affaire

Face à ce que Rabat qualifie de tentative d’extorsion de fonds, une plainte est alors déposée par les autorités royales. Catherine Graciet et Eric Laurent sont alors interpellés. Ils sont mis en examen pour extorsion de fonds par menace. Les deux accusés bénéficient par la suite d’un non-lieu. Seulement, ils ne sont toujours pas tirés d’affaire.

En effet, selon La Quotidienne, le lundi 16 janvier 2023, ils feront face au juge français. Chacun d’eux encourt une peine de cinq ans d’emprisonnement en sus de 75 000 euros d’amende, s’ils sont reconnus coupables. A ce jour, les deux contestent tout chantage. D’ailleurs, le 15 décembre 2015, ils avaient demandé l’annulation d’une partie de la procédure judiciaire les visant.

A l’époque, les deux journalistes français reprochaient au parquet de Paris d’avoir autorisé l’émissaire du roi, Me Hicham Naciri, à les enregistrer lors des deux derniers rendez-vous. Alors que la justice française n’ignorait pas qu’une instruction avait été ouverte après la première rencontre.

Lire : Chantage au roi du Maroc : le recours des journalistes examiné en janvier