Chantage à Mohammed VI : Eric Laurent et Catherine Graciet fixés le 14 mars

Catherine Graciet et Eric Laurent
Catherine Graciet et Eric Laurent

Un an de prison avec sursis et 15 000 euros d’amende. C’est la requête de la justice française à l’encontre des journalistes Eric Laurent et Catherine Graciet. Accusés de chantage sur le roi du Maroc, Mohammed VI, ils seront fixés sur leur sort le 14 mars.

Leur procès s’est ouvert, hier, lundi 16 janvier 2023, à Paris. Eric Laurent (75 ans) et Catherine Graciet (48 ans) sont poursuivis pour des faits de chantage et de tentative d’extorsion de fonds. Les faits remontent à 2015, alors que les deux journalistes s’apprêtaient à publier un livre explosif sur la monarchie marocaine. Une seconde publication après « Le roi prédateur », paru en 2012 et interdit au royaume.

Avant la publication du livre déposé dans une maison d’édition, des tractions voient le jour entre les journalistes et le Palais de Rabat. L’affaire prend des allures de chantage avec un marchandage sur la somme à verser pour éviter la parution. Les journalistes auraient exigé 3 millions d’euros, mais le palais campe sur 2 millions. Le marché est conclu entre les auteurs et l’émissaire du Palais royal, Me Hicham Naciri. Un acompte est versé.

Catherine Graciet : « J’ai plongé et je déplore »

Les deux journalistes sont interpellés en possession de 40 000 euros chacun. Nous sommes le 27 août 2015. Ils se disent piégés par l’émissaire de Rabat qui, en plus, les a enregistrés. Une plainte est déposée par les services de Mohammed VI. L’affaire atterrit sur la table du juge français. Le procès est ouvert, lundi 16 janvier 2023. Les deux accusés reconnaissent en partie avoir fauté.

Catherine Graciet avoue avoir été « séduite par l’offre financière » de l’émissaire du roi marocain. Et de lancer : « j’ai plongé et je déplore ». Quant à Eric Laurent, il reconnaît une « erreur déontologique » et parle de « naufrage ». Pour, dit-il, « avoir accepté de me laisser entraîner dans cette affaire ». Il nie toutefois d’avoir commis la moindre infraction pénale. Les journalistes seront fixés sur leur sort le 14 mars prochain.

Lire : Chantage au roi Mohammed VI : ouverture du procès, ce lundi