Championnats du monde d’athlétisme : 3e journée

Les athlètes africains et de la Caraïbe ont glané pas moins de 7 médailles ce lundi aux 10e Championnats du monde d’athlétisme à Helsinki (Finlande). L’Ethiopien Bekele, toujours impérial sur 10 000 m, conserve son titre avec facilité. En or également, et avec tout autant de panache, l’Ougandaise Docus Inzinkuru sur 3 000 m steeple.

Deux en or, 2 en argent et 3 en bronze. L’Afrique et la Caraïbe ont continué, lundi, leur moisson de médailles aux 10e Championnats du monde d’athlétisme (Helsinki, Finlande 6-15 août). On attendait spécialement Bekele sur 10 000 m et Christine Arron sur 100 m, mais seul l’Ethiopien montera sur la première marche du podium, la sprinteuse guadeloupéenne se contentant du bronze.

L’école éthiopienne du 10 000 m était encore à la fête lundi, après le remarquable triplé chez les femmes la veille. Kenenisa Bekele, recordman du monde de la distance, champion olympique et champion du monde en titre, faisait figure de favori. Et il n’a pas fait mentir les pronostics. Avec un chrono, somme toute moyen pour lui, de 27’08 »33 (son record est à 26’20’31), il remporte tranquillement la course devant son compatriote Sihine Sileshi (27’08’87) et le Kenyan Mosop Moses (27’08 »96).

L’Ougandaise Inzikuru confirme sur 3 000 steeple, Arron rate l’or sur 100 m

Le 3 000 m steeple féminin a mis à l’honneur l’Ougandaise Docus Inzinkuru, impressionnante de facilité. Elle a littéralement laissé sur place les autres concurrentes en signant un temps de 9’18 »24. Si elle est relativement loin de son record personnel, qu’elle a établi cette année, (9’15 »04), cela lui a largement suffi. Elle devance de plus de 2 secondes la Russe Volkova Yekaterina (9 »20 »49) et de plus de 8 secondes la Kenyane Jeruto Kiptum (9’26 »95).

Toutes les Antilles françaises étaient avec Christine Arron pour la finale du 100 m femme. La Guadeloupéenne, invaincue dans les grands meetings internationaux et pendant les séries, avait les meilleures cartes en main pour décrocher le plus précieux des métaux. Mais c’était sans compter la puissante Américaine Lauryn William et la Jamaïcaine Veronica Campbell. Christine Arron, avoue, elle-même, avoir mal géré sa course. Et si tout c’est joué dans un mouchoir de poche, elle n’a pu arracher que le bronze en 10 »98, contre 10 »95 pour la Jamaïciane et 10 »93 pour la médaillée d’or. Qu’à cela ne tienne : elle compte se rattraper sur 200 m.