
La Côte d’Ivoire n’est plus considérée comme une juridiction soumise à une surveillance renforcée du Groupe d’action financière (GAFI). L’organisation a annoncé, ce vendredi 30 octobre 2026, le retrait du pays de sa liste grise.
Après plusieurs années de surveillance renforcée, la Côte d’Ivoire sort de la liste grise du GAFI. L’annonce a été faite à l’issue de la session plénière de l’organisation, organisée au siège de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), à Paris.
Dans un communiqué officiel publié ce vendredi, le ministère ivoirien de l’Économie, des Finances et du Budget a « salué une reconnaissance des progrès accomplis par le pays dans la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et celui de la prolifération des armes de destruction massive ». « Cette décision honore notre pays et témoigne de la portée des efforts déployés par le Gouvernement, pour l’adoption des réformes et assurer leur mise en couvre effective », a déclaré le ministre Adama Coulibaly.
Le ministre a, par ailleurs, salué l’implication du président Alassane Ouattara, du gouvernement, des institutions nationales et des acteurs du secteur privé dans la mise en œuvre des mesures attendues par le GAFI. Il a également exprimé la reconnaissance des autorités ivoiriennes envers le GAFI, le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA) et les partenaires techniques et financiers.
La RDC également retirée de la liste grise
La décision concernant la Côte d’Ivoire intervient dans un contexte favorable pour d’autres pays africains. Plus tôt, dans la journée, la République démocratique du Congo a également obtenu son retrait de la liste grise du GAFI.
Kinshasa figurait sur cette liste depuis octobre 2022 en raison de lacunes dans son dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Pour répondre aux exigences de l’organisation, le pays avait mis en œuvre un plan d’action de 23 mesures, dont l’exécution a été documentée dans dix rapports de progrès. Une mission d’évaluation du GAFI s’était ensuite rendue en RDC en septembre 2026 afin de vérifier l’application effective des réformes.
Un retrait qui impose de préserver les acquis
Pour la Côte d’Ivoire, cette sortie de la liste grise devrait contribuer à renforcer la confiance des partenaires financiers internationaux et à améliorer les relations avec les banques correspondantes. Elle pourrait également réduire la perception du risque associée aux opérations financières impliquant le pays.
Toutefois, le gouvernement ivoirien prévient que cette décision ne signifie pas la fin des efforts. Dans son communiqué, il considère ce retrait comme « un appel à poursuivre les réformes et à consolider durablement les acquis ».







