Centrafrique : violences à Bangui, sept morts depuis lundi

Au moins sept personnes ont été tuées depuis lundi dans des violences à Bangui, la capitale centrafricaine, a annoncé le ministre de la Sécurité, Dominique Saïd Panguindji.

La tension est toujours vive en Centrafrique, particulièrement à Bangui. Au moins sept personnes ont été tuées dans des violences dans la capitale, depuis l’agression, lundi, de représentants d’une faction de l’ex-séléka par des individus armés, a annoncé, ce mardi 2 octobre 2015, le ministre centrafricain de la Sécurité, Dominique Saïd Panguindji.

« Le bilan provisoire est de sept morts et un blessé dont le pronostic vital est aujourd’hui favorable », a déclaré le ministre à la radio d’Etat tout en précisant que quatre membres de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC) avaient été tués lors d’une agression et que des représailles contre des chrétiens avaient fait trois autres morts.

C’est lors de la concertation nationale avec les autorités de transition à laquelle une délégation de l’UPC a assisté que des violences ont éclaté. Selon une source militaire, ce sont des miliciens anti-balaka, majoritairement chrétiens, qui ont attaqué le taxi à bord duquel se trouvait la délégation de l’UPC au quartier Combattant, sur la route de l’aéroport, avant d’enlever et de tuer ses occupants.

Mardi, les habitants de Lakouanga, un quartier voisin du PK5, ont barricadé les principales avenues menant au centre ville pour protester contre ces nouvelles violences. Les trois personnes tuées lors des représailles étaient des vendeurs d’eau potable habitant Lakouanga, selon plusieurs témoignages. « Le gouvernement condamne cette violence inutile qui n’a pas d’autre but que d’instaurer la terreur et le chaos », estime le ministre de la Sécurité.

Depuis la chute du Président Bozizé, en mars 2013, la Centrafrique est plongée dans une grave crise politique, déclenchant des tueries entre communautés musulmanes et chrétiennes qui, depuis septembre, ont fait 61 morts et plus de 300 blessés.