Centrafrique : tension toujours vive à Bangui après de nouveaux affrontements

En Centrafrique, de nouveaux affrontements ont éclaté dans la capitale, Bangui, entre les forces internationales et les anti-balaka. Selon une source sécuritaire, quatre anti-balaka ont été tués.

La tension est toujours vive à Bangui, la capitale centrafricaine trois jours après l’assassinat d’un conducteur de moto-taxi qui a entraîné des affrontements entre les ex-rebelles de la séléka, et les milices chrétiennes anti-balaka, présentées comme des partisans du Président déchu, François Bozizé. En effet, des tirs ont été échangés, ce mardi 29 septembre 2015, près de l’aéroport international entre les forces internationales et des anti-balaka. Une source sécuritaire a indiqué qu’au mois quatre anti-balaka ont perdu la vie durant les combats.

Selon un habitant du quartier de Gobongo , une autre personne est morte, victime d’une balle perdue lors d’échanges de tirs. La Mission des Nations Unies en Centrafrique( MINUSCA) a été visée par des tirs sur un de ses véhicules. L’insécurité règne à Bangui où les pillages se multiplient en dépit de l’instauration d’un couvre-feu. Face à cette situation, les Nations Unies ont décidé d’évacuer leur personnel non-essentiel.

La présidente de la Transition Catherine Samba-Panza a dû écourter son séjour aux Etats-Unis. Son retour est synonyme pour certains de regain de violences. Par ailleurs, les obsèques du chef anti-balaka Guy Mazimbele, tué dimanche, lors d’une attaque contre la gendarmerie nationale, vont se dérouler ce mercredi. Une cérémonie qui risque de raviver les tensions.

Dans le reste du pays, l’insécurité demeure. Selon plusieurs sources sécuritaires, environ 250 miliciens de la séléka ont quitté Kaga Bandoro, au centre du pays, afin de rejoindre Bangui « pour défendre leurs frères musulmans ». Ils ont été stoppés à Dékoa par un contingent burundais de la MINUSCA. Deux personnes sont mortes et sept blessées lors d’affrontements avec la MINUSCA.

Depuis samedi, près de 40 personnes ont été tuées et au moins 27 400 autres ont été déplacées en quatre jours alors que 500 détenus se sont échappés de la prison centrale de Bangui.