Centrafrique : Sangaris et MISCA face à une farouche résistance dans l’est

Les forces françaises de l’opération Sangaris et africaines de la MISCA continuent leur progression en Centrafrique où ils tentent de reprendre le contrôle de l’ensemble du territoire. Ils ont rencontré des résistances, ce jeudi, dans l’est du pays, dans la ville de Bria, au nord-est du pays.

Une embuscade a été tendue par des partisans de l’ex-séléka, ce jeudi, à l’est du pays, afin de contrer l’avancée des forces françaises de l’opération Sangaris et africaines de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA). Après avoir assuré une sécurisation relative de la capitale, Bangui, et du sud, ces troupes continuent leur marche vers l’est.

L’affrontement a été violent et les échanges de tirs ont duré 30 minutes

Les incidents ont débuté dans la ville de Bria, à l’est du pays. « Des jeunes musulmans manipulés par la séléka les ont accueilli à coup de pierres jeudi », a déclaré un enseignant de cette ville, rapporte l’AFP. Un jeune Centrafricain aurait été tué au cours de ces accrochages. Des soldats français et congolais de la MISCA sont ensuite « tombés dans une embuscade vers 19h00 (18h00 GMT) devant l’hôpital, alors qu’ils regagnaient leur base à l’aéroport », selon un employé de l’hôpital de Bria.

L’affrontement a été violent et les échanges de tirs ont duré 30 minutes. Un soldat de la MISCA a été blessé. Ce vendredi, la pression est encore montée d’un cran, alors que des jeunes armés de machettes et autres armes blanches sont présents dans la ville. Les commerçants ont fermé boutique.

Les forces de l’ex-séléka ne semblent ainsi pas disposées à négocier avec les militaires internationaux chargés de rétablir l’ordre. Certains éléments de ces rebelles avaient menacé de faire sécession dans l’est et le nord du pays. La frontière de la Centrafrique avec le Soudan constitue la base arrière de cette rébellion qui peut à tout moment se réfugier dans ce pays voisin notamment.

Ce jeudi, le Conseil de sécurité des Nations-Unies a adopté la résolution qui permet l’envoi de 12 000 Casques bleus qui vont venir suppléer la MISCA en septembre prochain qui avaient vu la semaine dernière le départ d’autour de 1 000 de ses éléments tchadiens. L’Union européenne avait annoncé le déploiement de 800 hommes.