Centrafrique : la France à la traque au criminel à Bangui

Le Conseil de sécurité de l’ONU a donné son aval ce jeudi 5 décembre 2013 pour une action militaire française en Centrafrique. Le feu vert de l’ONU en poche, François Hollande a confirmé que l’effectif français de 650 hommes déployé en Centrafrique sera doublé d’ici à quelques jours pour ne pas dire quelques heures.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a donné, ce jeudi 5 décembre 2013, mandat aux forces françaises pour intervenir en République centrafricaine (RCA), afin de rétablir la sécurité, en appui à une force panafricaine. Ce vote unanime des 15 membres du Conseil intervient alors que des violences meurtrières ont éclaté à Bangui, sous couvre-feu, avec 250 soldats français déployés dans la capitale. Le feu vert de l’ONU en poche, François Hollande a confirmé que l’effectif français de 650 hommes déployé en Centrafrique sera doublé d’ici à quelques jours pour ne pas dire quelques heures.

Aussitôt après le feu vert de l’ONU, François Hollande a réuni un Conseil restreint de défense, ce jeudi à 18 heures, à l’Elysée après le vote d’une résolution à l’ONU, autorisant une intervention militaire française en Centrafrique. Ce conseil de défense a réuni notamment autour du Président Hollande, le chef d’état-major des armées, Edouard Guillaud, le chef d’état-major particulier du Président, Benoit Puga, les ministres Jean-Yves Le Drian (Défense), Laurent Fabius (Affaires étrangères) et Manuel Valls (Intérieur). C’était en l’absence du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, en déplacement en Chine. Cette réunion destinée à faire le point de la situation sur le terrain en Centrafrique, après le vote à l’unanimité du Conseil de sécurité des Nations Unies de la résolution proposée par la France.

A la fin de la réunion à l’Elysée, le Président français a annoncé une action militaire « immédiate » de la France en Centrafrique. S’exprimant lors d’une courte déclaration télévisée, François Hollande a confirmé que l’effectif français de 650 hommes déployé en Centrafrique sera doublé d’ici à quelques jours pour ne pas dire quelques heures. « Vu l’urgence, j’ai décidé d’agir immédiatement, c’est-à-dire dès ce soir, en coordination avec les Africains et avec le soutien des partenaires européens (…). La France n’a pas d’autres objectifs que de sauver des vies humaines (…). La France est attendue pour éviter une catastrophe humanitaire : elle sera là », a confié François Hollande.

Selon le ministère britannique de la Défense, Londres propose une aide logistique limitée à la France, pour intervenir en République centrafricaine. Il faut reconnaître que ce sont les propos du Premier ministre centrafricain, Nicolas Tiangaye, qui a souhaité une intervention française immédiate après le vote de l’ONU qui a catalysé les décisions. Surtout que Bangui s’est réveillée ce jeudi dans des violences qui ont fait au moins 80 morts et de nombreux blessés. La France a pris sa décision : la traque au criminel a commencé en Centrafrique !