Centrafrique : la « formation professionnelle par apprentissage » pour les jeunes sans qualification

L’Agence centrafricaine pour la formation professionnelle et l’emploi (ACFPE), a lancé une formation en faveur des jeunes désœuvrés, le 28 septembre 2012. C’était dans la salle de conférence de ladite agence à Bangui, en présence du ministre de la fonction publique, M. Noel Ramadan.

(De notre correspondant)

La « formation professionnelle par apprentissage » est une nouvelle initiative mise en place par l’unique institution nationale de la formation professionnelle en République centrafricaine. Il s’agit de donner la chance aux jeunes qui n’ont pas de qualification socio-professionnelle de trouver un emploi, de s’intégrer dans la vie active. Evidemment, le problème du capital humain se pose en République centrafricaine avec acuité, au moment où la baisse du niveau a atteint son apogée et que beaucoup de jeunes abandonnent très tôt les bancs de l’école, cherchant ainsi à gagner leur pain quotidien à travers les petites activités. Or, il s’est avéré que « ce qu’on sait faire le mieux, c’est ce qu’on a appris », le reconnait le ministre de la fonction publique lors du lancement officiel de cette formation.

Visionnaire de l’avenir socio-professionnel des jeunes, la direction générale de l’ACFPE, assurée à ce jour par M. Jean Pierre Douzima, a pris l’initiative de mettre en place une formation spécialisée pour cette catégorie des désœuvrés, notamment « la formation professionnelle par apprentissage ».

Les modalités de la formation par apprentissage

Pour cette phase de formation expérimentale, 180 jeunes sans qualification, recrutés à l’intervalle de 16 à 20 ans seront encadrés dans certains centres artisanaux par 32 Maîtres artisans. Ceci dans 17 domaines de formation informelle retenus, à savoir l’art du rotin, les installations des antennes, l’électricité auto, la mécanique moto, la réparation des groupes électrogènes, la sculpture, la menuiserie, la soudure, le rem-bobinage, la fonderie (localement appelée « matawa »), le carrelage, la sérigraphie, la tôlerie-peinture, la saponification sur la base du beurre de karité, la briqueterie et la forge. C’est une formation qui s’étant sur une durée de 6 mois regroupant des jeunes des huit (08) arrondissements de Bangui, et des villes de province, notamment Bimbo, Bégoua, Berberati, Mbaïki, Bossangoa, Bouar et Bambari.

A l’occasion du lancement de cette formation, le directeur général de l’ACFPE a fait savoir que « 180 jeunes pour l’apprentissage à un métier, c’est encore rien. Notre ambition c’est d’atteindre 1 000, 5 000 voire même 10 000 jeunes formés à un métier ». En tout cas, cette formation revêt d’une valeur ajoutée importante en ce sens qu’aujourd’hui, 40% de la population centrafricaine se retrouvent dans la tranche d’âge de moins de 25 ans dont 60% sont au chômage.

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