Centrafrique : grogne à Bangui contre l’augmentation du prix des boissons


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Les consommateurs de la bière locale trouvent inconcevable la récente
augmentation des prix des boissons locales, notamment la Castel Beer,
la 33 et la Mocaf. Les grossistes menacent de suspendre le vente de
ces produits. Ces boissons sont brassées sur place à Bangui par
l’unique raffinerie MOCAF.

En novembre dernier, alors que la crise centrafricaine commençait a
plombé l’économie nationale, la brasserie MOCAF a augmenté une fois de
plus, les prix des boissons alcoolisées locales. Cette augmentation
est très contestée par les Centrafricains. Or les Centrafricains sont des bons consommateurs de bières.

Selon le Directeur commercial de la Mocaf, l’augmentation des prix des
ingrédients, notamment les matières premières,
ont eu un impact considérable sur les rendements de la société. En
plus, le coût du carburant au niveau du pays n’a cessé d’augmenter,
allusion faite à la récente augmentation des prix des produits
pétroliers à la pompe. Qu’à cela ne tienne, les heures de délestage
sont de plus en plus important dans le secteur de la raffinerie.

Pour ce dernier facteur, le Directeur commercial a indiqué qu’en 2010, ils
disposaient de 15 heures d’électricité par jour ; or aujourd’hui, ils
se retrouvent qu’à 7 heures par jour. Autant de raisons qui a poussé
la société a ajusté les prix des boissons locales, exclusivement la
Castel beer, la 33 et la Mocaf. Ces produits ont vu leur prix ajusté
de 50 F Cfa. Donc, la Castel beer et la 33 sont passées à 650 F Cfa le
grand modèle et 400 F Cfa la petite bouteille ; tandis que la Mocaf
est passée à 600 F Cfa contre 550 F Cfa auparavent.

« C’est inacceptable !»

Une augmentation qui n’a pas arrangé les affaires des centrafricains. « Si MOCAF veut augmenter les prix des bières, le moment actuel avec la crise, n’est pas indiqué ». « Nous en avons mare puis que cela fait trois fois en
trois ans que MOCAF augmente ces prix ». « C’est inacceptable ! Nos
autorités doivent se prononcer sur ce problème ». « Si MOCAF ne
baisse pas ces prix, nous allons seulement consommer les boisons
traditionnelles telles que l’acool de traite et le vin de palme »
… disent-ils.

M. Mathurin Massikini, président de l’association des distributeurs
des boissons (grossistes), a estimé que ce n’est que des astuces que la
société avance pour augmenter ces prix. Toutefois, il a insisté sur
cette période de crise que la RCA traverse, puisque « la
situation économique est délétère en ce moment. Ce n’est pas le moment
pour que la MOCAF augmente les prix de ses produits ». Il a ensuite
demandé à ses pairs distributeurs de ne plus vendre ces produits
jusqu’à ce que la MOCAF revienne sur sa décision.

Jusque-là, le gouvernement n’a pas dit son dernier mot. Ce serait
certainement le premier chantier du nouveau ministre du commerce, car
la tension monte réellement à ce sujet.

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