Centrafrique : François Hollande avoue une « mission dangereuse »

Le Président François Hollande est arrivé ce mardi soir à Bangui, ce, juste après le lancement de l’opération de désarmement des groupes armés. Son avion s’est posé peu après 19 heures dans la capitale centrafricaine, encore loin d’être sécurisée quelques heures après la mort de deux soldats français.

Le Président François Hollande est arrivé ce mardi soir à Bangui, ce, juste après le lancement de l’opération de désarmement des groupes armés. Son avion s’est posé peu après 19 heures dans la capitale centrafricaine, encore loin d’être sécurisée quelques heures après la mort de deux soldats français. Le Président français a tenté de justifier « une mission dangereuse, mais nécessaire pour éviter un carnage ».

L’avion du Président français s’est posé vers 19h15 (heure locale et de Paris) à l’aéroport M’Poko, après la visite de François Hollande en Afrique du Sud, pour les funérailles de Nelson Mandela. Le couvre-feu instauré à partir de 18 heures devait en principe instaurer l’accalmie dans Bangui, sauf que les violences se poursuivent dans certains quartiers de la capitale centrafricaine. Au moment où François Hollande devait atterrir, le secteur était quadrillé pour la visite et des avions de combat ont survolé la zone, qui a été sécurisée par les forces françaises.

La visite du Président français sera cependant perturbée par les violences qui régnaient dans Bangui. En effet, François Hollande ne sortira pas du tarmac. Le convoi présidentiel est finalement obligé de rester dans le hangar de l’aéroport, alors qu’il était prévu que François Hollande rencontre les autorités politiques et religieuses du pays hors du périmètre de l’aéroport. C’est d’ailleurs dans le hangar que le Président Hollande a rendu hommage aux soldats.

Cinq jours après le début officiel de son intervention en Centrafrique, l’armée française fait désormais face à une grande violence : pillages et tentatives de représailles contre les civils musulmans. Le décor de ce mardi était assez particulier, car ponctué de coups de feu avec des corps sans vie sur la chaussée, tout près de l’aéroport M’Poko, dans cette même partie nord de la capitale, où deux militaires français ont été tués dans un accrochage. Une mission comme l’a si bien dit Hollande, dangereuse, quoique le dirigeant français la trouve nécessaire, pour dit-il, éviter un carnage.