Centrafrique : Bangui réaménagée pour l’intervention militaire française

L’intervention militaire française en Centrafrique se prépare minutieusement. L’aéroport de Bangui a été réaménagée pour les besoins l’engagement militaire français.

L’intervention militaire française en Centrafrique est imminente. L’aéroport de la capitale, Bangui, a d’ailleurs été réaménagé pour l’action militaire française censée rétablir l’ordre dans le pays. Près de la piste et du parking de l’aéroport de Bangui, les engins de chantier de l’armée française creusent, nivellent, installent des réservoirs de kérosène pour adapter rapidement les infrastructures aux besoins de l’intervention en Centrafrique, rapporte l’AFP.

« Au Mali, on l’a fait en six heures. Ici, il faut cinq jours de travail », explique à l’AFP le lieutenant-colonel Fayeau, du Régiment de génie de l’air (RGA) d’Istres (sud de la France), spécialisé dans l’adaptation des infrastructures aéroportuaires aux besoins des militaires. D’après le lieutenant Pierrot, du RGA, avant de débuter les travaux, « on sonde la solidité du terrain pour savoir quel type d’appareil peut se poser ».

Pas de matériel pour mener les travaux

L’aéroport international M’poko de la capitale centrafricaine est plus difficile à réaménager, car il a été construit sur un terrain marécageux, au sol mouvant. Il est également ancien et son parking est trop petit pour permettre d’une part aux avions cargos géants qui vont ravitailler la force française de stationner et de manœuvrer sans gêner le trafic civil, et d’autre part pour accueillir notamment les hélicoptères qui seront basés sur le site. Il faut donc l’agrandir avant le déclenchement de l’opération et, au préalable, stabiliser le terrain, selon l’AFP. Autre problème, en Centrafrique, où l’économie est en panne depuis de nombreuses années, il n’y a pas d’entreprises disposant du matériel adéquat ni capables de mener à bien les travaux dans un délai si court.

Depuis la chute de François Bozizé, les nouvelles autorités centrafricaines peinent à rétablir l’ordre dans le pays en proie aux pillages, affrontements armés, viols, …L’ONU a évoqué un risque de génocide s’il n’y a pas d’action rapide pour mettre un terme au chaos centrafricain.