Centrafrique : Ban Ki-moon appelle à agir « avant qu’il ne soit trop tard »

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a appelé jeudi la communauté internationale à agir en Centrafrique « avant qu’il ne soit trop tard ».

Ban Ki-moon a de nouveau haussé le ton. Le secrétaire général des Nations unies a appelé, jeudi, la communauté internationale à vite agir en Centrafrique avant qu’il ne soit trop tard. C’était lors d’une conférence de presse avec la chancelière allemande, Angela Merkel. « J’espère vraiment que la communauté internationale agisse de façon décisive avant qu’il ne soit trop tard », a-t-il déclaré, se félicitant de la décision de l’Union européenne de déployer 500 soldats supplémentaires. « C’est bien venu et nécessaire », a-t-il ajouté.

Le secrétaire général de l’ONU a également rappelé que la « situation est très dangereuse ». Selon lui, « des atrocités massives sont commises : des meurtres, des détentions arbitraires, des arrestations, des violences sexuelles et l’enrôlement d’enfants à des fins militaires ». Le Conseil de sécurité de l’ONU, qui a donné son feu vert mardi à l’engagement d’une force européenne en Centrafrique, pour soutenir les troupes françaises et africaines, considère qu’il faudrait déployer plus de 10 000 Casques bleus pour sécuriser la Centrafrique.

Angela Merkel campe, pour sa part, sur ses positions, réitérant que l’Allemagne ne comptait pas envoyer de troupes de combat en Centrafrique. « Ce dont on discute, c’est d’un soutien logistique », a-t-elle dit, précisant que les modalités n’avaient pas encore été décidées. Ce n’est qu’en février que les pays de l’UE doivent proposer ce qu’ils peuvent faire, a-t-elle rappelé.