Centrafrique : accusé d’être derrière les anti-balaka, Bozizé dément

François Bozizé et son fils sont pointés du doigt dans l’escalade de la violence en Centrafrique. L’ancien Président balaie d’un revers de la main et apporte des précisions.

François Bozizé et son fils sont pointés du doigt dans l’escalade de la violence en Centrafrique. L’ancien Président qui était l’invité de Laurent Correau sur RFI, balaie d’un revers de la main et apporte des précisions.

« Non, non, non ! Lesquels ? Ce n’est pas vrai ! Ce n’est pas vrai ! Bozizé est un Président élu au suffrage universel, démocratiquement élu ! C’est la bête noire qu’on veut à tout prix écarter des prochaines élections. C’est ça le fond de l’affaire ! Ce n’est pas autre chose ! », se défend François Bozizé à qui il est reproché, après la réactivation de ces groupes anti-balaka, d’avoir cherché à les organiser, à les armer à son profit, avec l’aide de certains membres de son entourage.

Après avoir refusé de porter le chapeau de celui qui instrumentalise les milices anti-balaka, François Bozizé confie être « pour la paix ! Je voudrais tout simplement que les anti-balaka cessent leur manière de faire ! C’est tout ce que je peux dire en ce qui les concerne, puisque je ne connais pas vraiment les motivations profondes qui les amènent à se comporter de cette manière. Qu’ils aillent dans le sens de la paix ! ».

Et le Président destitué de lancer à l’endroit des anti-balaka accusés de déstabiliser le pays à travers des exactions sans précédent : « Si effectivement ce sont eux qui le font, puisqu’il y en a aussi qui veulent la misère en Centrafrique et qui enveniment les choses pour rendre responsables les anti-balaka et autres… Je ne suis pas sur le terrain pour mieux apprécier la situation. Mais je suis pour la paix. Et pendant les dix années je me suis battu pour la paix ! ».