Centrafrique : 500 millions de dollars pour financer la MISCA

Après avoir longtemps critiquée pour son impuissance et son immobilisme, L’Union Africaine compte prouver sa volonté d’agir pour endiguer les conflits en République centrafricaine et au Soudan du Sud. Ainsi, une conférence des donateurs se tiendra le 1er février 2014, dans le but de mobiliser 500 millions de dollars pour financer les opérations de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA)

Après avoir longtemps critiquée pour son impuissance et son immobilisme, L’Union Africaine compte prouver sa volonté d’agir pour endiguer les conflits en République centrafricaine et au Soudan du Sud. Ainsi, une conférence des donateurs dans le but de mobiliser 500 millions de dollars pour financer les opérations de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA) qui compte actuellement 5 300 hommes.

Cette conférence pour la Centrafrique se tiendra au lendemain de la clôture du sommet de l’Union Africaine, c’est-à-dire le 1er février 2014. Elle devrait rassembler 60 organisations internationales en plus des 54 états membres de l’organisation panafricaine. Ce sera pour tenter d’endiguer une situation en Centrafrique qui frise la catastrophe. En effet, malgré l’élection le 20 janvier de Catherine Samba Panza à la tête de la transition centrafricaine et la formation d’un nouveau gouvernement, les violences ont repris à Bangui, la capitale, au moment même où se tient le Sommet annuel de l’UA, en Ethiopie.

Appuyée par les forces françaises de l’opération Sangaris sur le terrain pour sécuriser et désarmer le pays, la MISCA compte 5 300 hommes sur les 6 000 hommes prévus en février. Ce qui fait comprendre qu’elle doit boucler au plus vite ses effectifs. La force africaine est financée en grande partie par l’Union Européenne et les Etats-Unis.

Selon l’ONU, les violences en Centrafrique, causées par les milices anti-balaka et de l’ex-séléka, ont provoqué des milliers de morts et près d’un million de déplacés. Les Nations unies estiment que sur 4,6 millions d’habitants, près de 2,3 millions de personnes nécessitent une assistance humanitaire.

L’Union Africaine compte en outre jouer sa partition dans la crise au Soudan du Sud. Surtout que le cessez-le-feu, obtenu sous la pression de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), après trois semaines d’âpres négociations, est sérieusement menacé, après la décision prise par Juba de juger Riek Machar et quelques un de ses proches pour tentative de coup d’Etat.