CEMAC : la Guinée Equatoriale rejette le projet de la libre circulation

La Guinée Equatoriale vient de jouer la note discordante dans le projet d’intégration en Afrique centrale, en rejetant la mise en application dès janvier 2014 du projet de la libre circulation des ressortissants des pays membres de la CEMAC.

(De notre correspondant à Libreville)

Le projet de la libre circulation des hommes dans la sous région d’Afrique centrale, qui devrait entrer en vigueur au début du mois de janvier 2014 a déjà du plomb dans l’aile. Les autorités équato-guinéennes viennent de se prononcer contre l’ouverture de leurs frontières, confirmant la rumeur qui circulaient depuis près d’un mois sur le rejet de ce projet par Malabo.

« Le gouvernement de la Guinée équatoriale constate ces jours-ci une situation (…) de préoccupation qui prévaut parmi les habitants équato-guinéens par rapport à l’entrée en vigueur de cet accord », souligne un communiqué de Malabo daté du 9 novembre dernier et dans lequel le gouvernement marque son refus d’ouvrir ses frontières aux ressortissants des pays voisins.

Les Equato-guinéens craignent une immigration massive en direction de leur pays, avec pour corollaire le grand banditisme et autres problèmes sociaux, notamment la prostitution et la perte éventuelle d’emploi par les nationaux. Les autorités de Malabo procèdent régulièrement à la reconduite à la frontière des expatriés, dans des conditions parfois humiliantes. Ce qui est souvent dénoncé par la presse du Cameroun où atterrissent régulièrement les immigrés pourchassés.

Il reste plus à espérer que le Gabon, autre géant économique de la CEMAC, ne se retirera pas aussi du projet avant la fin de l’année. L’Afrique centrale est peut-être hantée par les démons de la division.