Cellou Dalein Diallo se retire de la course au perchoir

Cellou Dalein Diallo s’est finalement retiré de la course au perchoir après avoir été désigné par ses pairs pour briguer le poste de président de l’Assemblée nationale, selon des responsables de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG).

De notre correspondant à Conakry

Contre toute attente, le leader de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) Cellou Dalein Diallo s’est finalement retiré de la course au perchoir après avoir été désigné par ses pairs pour briguer le poste de président de l’Assemblée nationale, selon des responsables du parti d’opposition, contacté dans la matinée de ce lundi 13 janvier.

Il faut souligner que ce revirement s’est déroulé quelques heures après que les membres de l’opposition se soient déclarés unanimement, au cours d’une réunion tenue dans la matinée de ce dimanche, pour la candidature de Cellou Dalein Diallo, dont la formation politique UFDG a obtenu 37 sièges lors du scrutin législatif du 28 septembre 2013.

Ainsi, c’est suite à une consultation interne que cette décision a été prise. C’est Mme Tofany Anne Marie, un des cadres de son parti, qui a été finalement choisie, pour briguer le perchoir, selon un proche de l’UFDG.
A signaler que cette dernière devra affronter le candidat de la mouvance présidentielle, le trésorier du RPG-arc-en-ciel, Claude Kory Kondiano.
Aussi, il ne faut pas occulter la candidature de Jean-Marie Doré, ancien Premier ministre de la Transition. Ce dernier avait fait cas de son désir de briguer la présidence de l’assemblée nationale il y a quelques semaines et il y tient jusqu’à présent.

L’Union pour le progrès de la Guinée (UPG) n’a raflé que deux sièges durant le vote législatif. C’est ce qui avait amené l’opposition à porter son choix sur Cellou Dalein Diallo. La mouvance présidentielle bénéficie d’une légère avance sur l’opposition en termes de sièges parlementaires, en ayant raflé 53 sièges sur les 114. La différence dans cette désignation du président du parlement pourrait se jouer à travers les ralliements, des dix partis qui ont chacun un siège. C’est ce que pensent plusieurs observateurs de la scène politique guinéenne. A une heure de la Session inaugurale de l’Assemblée Nationale au palais des Nations, on peut constater qu’un important dispositif militaire a été mis en place pour dit-on sécuriser les lieux.