RDC : ce que l’on sait de la campagne «Bye-bye MONUSCO»

Des éléments de la MONUSCO
Des éléments de la MONUSCO

Des manifestations visant à exprimer un ras-le-bol face à la présence des soldats de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République Démocratique du Congo ont viré au drame. Le bilan provisoire fait état de quatre morts et de plusieurs dizaines de blessés. A Goma, la tension est toujours perceptible, ce mardi.

Des dizaines des manifestants se sont rassemblés, hier lundi 25 juillet 2022, devant la base militaire de la MONUSCO, au quartier Les Volcans. Le communiqué de la mairie de Goma interdisant toute manifestation contre les forces onusiennes n’a pas été respecté puisque les populations ont déferlé dans les rues de Goma. Les manifestants se sont faits menaçants et ont pris d’assaut la base, qui a fait l’objet de pillage et de saccage, notamment après l’évacuation du personnel de l’ONU.

Les manifestants voulaient exprimer leur ras-le-bol face à l’action des soldats de l’ONU dont l’efficacité face à l’insécurité est remise en cause, après plus de 20 ans de présence en RDC. Il était alors question, ce lundi, «de lancer notre campagne dénommée ‘Bye-bye MONUSCO’. Celle-ci consiste à réclamer le départ de cette force onusienne», a déclaré Kakule Bin Sankara, l’un des initiateurs, précisant qu’il y aura «mille et une autres actions si la MONUSCO persiste».

Selon un constat fait par VOA, ce mardi 26 juillet, des artères de la ville de Goma sont restées bloquées par des barricades érigées par des manifestants, le lundi. «Des tirs de sommation sporadiques continuent à se faire entendre dans certaines sections de la commune de Karisimbi, où les manifestants continuent à déferler sur une des principales bases logistiques de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République Démocratique du Congo», relève le journal.

Christian Kabemba, acteur politique à Goma, précise : «Nous demandons tout simplement à la MONUSCO bien-sûr de partir, mais aussi à la population d’être patiente et ne pas poser des actes de vandalisme et destruction des sièges de la MONUSCO, parce qu’elle est en train de partir, et c’est une obligation impérative». Il estime en outre que «les 22 ans de son existence sur notre sol est un échec. Et donc, c’est imminent que la MONUSCO puisse quitter notre territoire».

Lire : Le président du Sénat de la RDC demande le départ des soldats de l’ONU