Casablanca : un festival sous le signe du rapprochement

Après deux ans d’éclipse, le festival de Casablanca est revenu cette année, sous le signe du rapprochement et de la fusion musico-artistique entre le Maghreb et le Machrek.

(De notre correspondante à Rabat)

Le festival a fait vibrer les Casablancais pendant trois jours, à travers trois scènes. C’est le rappeur marocain, Don Bigg, qui a ouvert les festivités dès le premier soir, sur la scène de Ben M’sick. 100 000 spectateurs ont répondu présent et ont pu écouter l’artiste amazigh Tihihit ou encore le grand Marwan Khoury. Plus loin, sur la scène de Sidi Bernoussi, c’est le groupe marocain Fnaire qui a enflammé les 90 000 Casaouis. Ont suivi Najat Atabou et le chanteur libanais, Joseph Attieh. Enfin, la troisième scène a connu moins de succès avec la chanteuse libanaise, Najwa Karam et Rhanny Kabbadj.

Les deux autres soirs ont eu leur popularité. Le talentueux Saad Lemjared et la belle Elissa ont séduit les 60 000 personnes présentes devant la scène El Hank, alors que la scène Bernoussi a enregistré la présence de 200 000 festivaliers pour Saîd Mosker, Stati et la libanaise, Rola Saad. La scène Ben Msick a à son tour accueilli 180 000 personnes qui ont assisté aux performances de Masta Flow, Daoudia et Fares Karam.
Au dernier soir, ce sont les artistes de la seconde édition « Arab Idol » qui ont charmé les milliers de spectateurs. Ainsi, Ziad Khoury le Libanais, Farah Youssef la Syrienne, Salma Rachid la Marocaine et Mohamed Assaf le Palestinien ont fait danser 85 000 Bidaouis.

Malgré la présence de musique occidentale au Maroc, le Marocains restent très attachés à leur culture et se tournent de plus en plus vers l’Orient. Les scènes « chaâbi » ont connu plus de succès que les autres. Chaâbi, rap et oriental, il y en avait pour tous les goûts. Rendez-vous l’année prochaine pour une nouvelle édition !