Carthage frappe les trois coups

Pour leur dixième édition, les Journées Théâtrales de Carthage en Tunisie veulent se populariser. Avec 11 représentations par jour pendant une semaine, il y en aura pour tous les goûts.

La dixième édition des Journées théâtrales de Carthage s’ouvre jeudi. Jusqu’au samedi 27 octobre, les Tunisiens et leurs invités vont pouvoir se régaler. Plus de 90 représentations de quelques 60 pièces de théâtre vont enflammer les planches tunisiennes. Soit 11 représentations par jour. Le Japon, la Pologne, la Syrie, la France, la Palestine, le Canada, la Lituanie, l’Italie et le Liban seront de la partie autour du thème :  » Le théâtre contemporain entre la mythologie et la technologie « .

Pour cette édition, les organisateurs ont voulu élargir l’impact des Journées, et du théâtre en général. Pour cela, des animations au plus près de la population ont été prévues, notamment avec la troupe de théâtre de rue polonaise KTO.

La compétition officielle, qui décerne des Tanit, est réservée aux productions arabes et africaines. Elle fait la part belle aux troupes du Continent. Le Théâtre National de Dakar, celui de Rabat au Maroc et le Théâtre musical de Intisar Abdelfattah d’Egypte côtoient des troupes comme la Familia de Tunisie, le Sizang d’Abidjan de Côte d’Ivoire, la Compagnie Salia Ny Seydou (danse contemporaine) du Burkina Faso, la Compagnie Landy Vola Fotsy de Madagascar et la Compagnie Atheca de République Centrafricaine.

L’une des créations les plus attendues est Maudits à Vérone ( » Malâhine firouna « ), en arabe littéraire. La pièce, imaginée par Dominique Touzé sur la base du Roméo et Juliette de William Shakespeare sera interprétée par le Walkan Théâtre avec notamment Houda Hamaoui (Tunisie), Sonia (Algérie) et Mohamed Marzouki (Maroc).

Les Journées Théâtrales de Carthage ont lieu tous les deux ans, partageant le calendrier avec les Journées Cinématographiques de Carthage. En 1999, le Tanit de la meilleure oeuvre théâtrale avait été décerné à la pièce irakienne, Le Paradis ouvre ses portes trop tard.