Carnet du voyageur : à la découverte des vendeurs de « chiens de race » à Douala


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Chiots en vente à Douala
Chiots en vente à Douala

Si dans les grandes artères des capitales africaines, ce sont souvent des fruits, des légumes ou autres petits objets qui sont aperçus entre les mains des jeunes marchands ambulants, à Douala et plus précisément à l’intersection du marché des fleurs, plusieurs jeunes Camerounais évoluent dans le secteur de la vente de chiens ou de chiots de race. Des chiots, des caniches, des bergers allemands et même des bulldogs anglais sont mis en vente libre. Un métier qui nourrit son homme.

Envoyé spécial au Cameroun,

Même si cela peut sembler bizarre pour des visiteurs, la vente de chiens dans les rues est légale au Cameroun et beaucoup de jeunes évoluent d’ailleurs dans le milieu. Si certains sont des revendeurs, d’autres sont par contre des éleveurs et/ou des vendeurs de ces chiens de races, à l’image d’André Kuaté et de ses collègues, puisqu’ils travaillent avec d’autres personnes. La trentaine sonnée, le jeune commerçant de ces espèces domestiques nous parle un peu du secteur, qui, dit-il, nourrit bien son homme.

André Kuaté
André Kuaté

« Je suis vendeur de chiens au marché des fleurs, depuis plusieurs années. Je vends plusieurs races de chiens. Il y a des caniches, des babounes, des bergers allemands, des bulldogs anglais, des chiots labrador… Ces animaux domestiques n’ont pas de prix fixe. Cela peut dépendre de la taille et de l’âge de l’animal. On les vend à partir de leurs trois mois jusqu’à un an et le prix varie entre 250 000 et 1 million FCFA », a confié André Kuaté, qui a aussi fait savoir qu’il n’est pas seulement vendeur, mais aussi éleveur de ces animaux de compagnie ou domestiques.

Une canicheÀ la question de savoir s’ils rencontrent des difficultés dans leur travail, André Kuaté, qui se sent bien dans son élément, dit toute sa fierté d’évoluer dans ce commerce, qui lui permet d’ailleurs de subvenir à ses besoins. Le jeune métis aux yeux bleus a aussi fait comprendre qu’ils n’ont aucun problème pour exercer leur activité, qui est légale. « Certains achètent nos chiens pour les revendre, mais nous les dressons avant de les revendre. A part le Coronavirus qui plombent un peu notre activité, tout se passe bien. Il y a même des étrangers qui viennent parfois nous acheter nos animaux et quittent légalement le pays », a ajouté André kuaté.

Toutefois, le jeune vendeurs de chiens ignore que certains clients achètent pour les consommer, comme nous l’a soufflé un de ses compatriotes. Mais André kuaté reste persuadé que ses potentiels clients lui achètent ses animaux pour les domestiquer, car c’est généralement des chiens de petite taille ou des chiots qui n’ont que quelques mois.

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