Cameroun : une vingtaine de personnes tuées dans le Sud-Ouest

Armée du Cameroun
Armée du Cameroun

Des violences ont coûté la vie à une vingtaine de civils, entre dimanche et lundi, dans les régions frontalières entre le Cameroun et le Nigeria. L’assaut est imputé à des terroristes séparatistes.

«Des terroristes séparatistes ont attaqué les localités des Kajifu et Obonyi situées dans l’arrondissement d’Akwaya, département de la Manyu dans la région du Sud-Ouest», a indiqué à Andaolu, ce mardi, Ekwalle Martin Ekwalle, maire de la commune d’Akwaya, précisant que l’attaque a eu lieu dimanche. «Ils ont attaqué des habitations ainsi que des églises où des personnes étaient regroupées pour des cultes de dimanche», a poursuivi l’élu.

«Ils ont voulu enlever des personnes pour les emmener avec eux, mais la population s’est opposée. Ils ont lâchement ouvert le feu sur nos populations. Entre dimanche et lundi, nous avons enterré 17 personnes. 65 autres personnes ont été blessées. La ville porte le deuil», précise l’élu. Un bilan confirmé à l’agence de presse par le gouverneur du Sud-Ouest, indiquant que certaines personnes ont essayé de fuir Akwaya, pour se réfugier dans la localité de Bashu, au Nigeria.

Ancien parlementaire de l’Etat de Cross River au Nigeria, Cletus Obun, a indiqué, pour sa part, que «les personnes qui ont essayé de fuir vers le Nigeria ont été traquées par les séparatistes anglophones. A l’entrée du Nigeria, les séparatistes se sont affrontés aux riverains de Bashu. Nous avons sept membres de la communauté de Bashu qui ont été tués, lundi, par les séparatistes anglophones du Cameroun».

Déplorant la mort de ces sept Nigérians, la communauté Bashu de l’Etat de Cross River tués par les séparatistes anglophones du Cameroun, le groupe séparatiste Biafra du Nigeria a annoncé des représailles, hier lundi. «Nous avons donné cinq jours aux Ambazoniens pour qu’ils présentent des excuses à nos leaders et à la communauté Bashu de l’Etat de Cross River. Sinon, nous allons fermer les frontières et attaquer les positions des combattants amazoniens», a mis en garde le groupe Biafra dans un communiqué.

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