Cameroun : retour en grande pompe de Maurice Kamto

Suite à un décalage de son programme de voyage, Maurice Kamto, leader du mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) est arrivé dans la ville de Douala, mardi 25 février, en fin de soirée. Et ce n’est que le 26 février 2020, à 9h00, que tous les militant(e)s et sympathisant(e)s ont convergé au siège du Parti, situé au quartier Grand Moulin, à Douala, pour lui souhaiter un bon retour au pays.

En tournée internationale, depuis fin janvier, pour une série de rencontres avec ses partisans, en Europe et en Amérique, le leader du MRC (Mouvement pour la Renaissance du Cameroun) est rentré au bercail, le mardi 25 février 2020. Mais, finalement, le candidat classé officiellement deuxième à l’issue de la Présidentielle 2018, est retourné plus tôt que prévu pour des raisons non divulguées.

Ayant appelé au boycott des Législatives et Municipales du 9 février 2020, Maurice Kamto, qui revient après un séjour à l’étranger où il a notamment tenu deux grands rassemblements avec ses partisans, dont l’un à Paris, le 1er février, et l’autre à Washington DC, le 9 février, s’est réjoui du fort taux d’abstention (77% selon lui), estimant que les Camerounais avaient ainsi manifesté leur mécontentement face à la politique du Président Paul Biya.

Dès son arrivée à Douala, capitale économique du Cameroun, ce mercredi, Maurice Kamto n’est pas allé avec le dos de la cuillère pour mettre la pression sur Yaoundé. Kamto a expliqué à ses sympathisants : « Notre victoire c’est la fin de la guerre dans le NOSO ». Le leader du MRC et principal opposant au régime de Paul Biya a ajouté : « Mon engagement politique ce n’est pas pour moi, c’est pour vous. (…) Nous ne laisserons personne conduire notre pays vers le chaos ».

Pour Maurice Kamto, « le moment est venu de mettre un terme à la tragédie camerounaise et de donner une chance à la jeunesse camerounaise ». Pour la bonne marche du Cameroun, Kamto a indiqué quelques pistes de solutions :
– Libérer les prisonniers politiques (Ayuk Tabe, Mamadou Mota,….) ;
– Conclure un accord de cessez-le-feu avec les séparatistes présumés ;
– Lancer un plan d’urgence pour la reconstruction de près de 200 à 400 villages détruits dans le NOSO (régions du Nord-Ouest et Sud-Ouest) pour permettre aux réfugiés (40 000 recensés au Nigeria) de se réinstaller ;
– Convoquer un large dialogue portant sur la forme de l’Etat et notamment le fédéralisme.

Kamto demande enfin la reforme consensuelle du code électoral et la reprise des élections. « Le vainqueur, si ce n’est pas moi, je le respecterai », a-t-il déclaré. « Donnons une chance à la paix en faisant assoir tout le monde autour d’une table. Notre victoire c’est la fin de la guerre dans le NOSO. Nous devons y mettre un terme rapidement. C’est notre responsabilité », a conclu le président du mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC).