Cameroun, Rentrée scolaire sur fond de Covid-19 : le casse-tête des parents

Au moment où la rentrée scolaire 2020-2021 approche à grands pas, les parents ont perdu le sommeil, et petit à petit, l’angoisse s’installe dans leurs cœurs. Cela apparaît dans les multiples déclarations faites dans les médias.

Pour cette nouvelle année académique dont l’ouverture est prévue le 5 octobre prochain, les effectifs seront arrêtés à 50 élèves par salle de classe et non plus à 120 élèves et le système de cours à mi-temps instauré dans les établissements secondaires publics et privés. Seulement, les parents, par manque de moyens financiers, ne savent plus à quels saints se vouer.

La longue période de confinement due au Covid-19 et le manque d’accompagnement de la part du gouvernement pour aider les familles à assurer leur survie sont les principales raisons avancées et qui risqueraient de plomber cette année scolaire dans l’ensemble du pays. Et comme un malheur ne vient jamais seul, même dans les associations, les tontines fonctionnent au ralenti et les caisses ne sont pas encore cassées, d’où le souci des parents qui tirent le diable par la queue.

Pendant que les libraires et les couturiers se plaignent de l’absence de clients, alors qu’ils ont contracté des crédits par-ci, par-là, les parents, de leur côté, éprouvent d’énormes difficultés financières et se présentent timidement dans les établissements scolaires, afin d’inscrire leurs progénitures.

« Je suis un parent de 8 enfants et retraité depuis quatre ans. Mon fils aîné, âgé de 43 ans, a terminé les études. Lui qui était censé aider ses cadets, vit encore sous le toit familial, faute d’emploi. Au vu de ma situation de précarité, comment vais-je faire pour envoyer mes enfants à l’école, cette année ? », déclare Jean Tamu.

« Dans les années antérieures, à pareil moment, les parents se bousculaient dans les librairies, les établissements scolaires, les ateliers de couture et les rues grouillaient de monde. Mais le constat pour cette année est tout à fait désolant, car, rien ne semble bouger. On espère que d’ici là, les choses vont changer », a-t-il conclu.