Cameroun : Pierre Kwemo, le Maire de Bafang libéré sous caution

Pierre Kwemo

Pierre Kwemo, respire donc à nouveau l’air de la liberté après avoir passé un mois en détention provisoire à la prison centrale de Kondengui à Yaoundé pour les faits de pillage en bande et d’escroquerie foncière.

Au cours d’une audience le 12 février dernier au Tribunal de grande instance du Mfoundi à Yaoundé, « il a bénéficié d’une liberté sous caution » affirme Me Jacques Mbugny, membre du collectif des avocats constitués pour la défense des droits de l’homme politique, Maire de la commune de Bafang, dans la Région de l’Ouest.

Des sources proches du dossier font savoir que le président-fondateur du parti politique UMS et du club UMS de Loum (Union des mouvements sportifs de Loum), a versé la somme de 2 500 000 francs cfa (deux millions cinq cents mille francs cfa) pour bénéficier de cette liberté sous caution, « qui est une option provisoire car, il est évident que l’affaire n’est pas encore classée » prévient notre source.

Le Maire de Bafang a été accusé de « pillage en bande » selon un communiqué de son parti. Selon certaines sources, c’est une affaire foncière datée de 2009 qui est à l’origine de l’interpellation du maire Kwemo. Le dossier commence dans le cadre d’une liquidation judiciaire de 2 terrains vendus à M. Andze de la société Quiferou, et une autre parcelle à M. Kontchou. Avant ladite vente, le site était exploité par Andze Jean Claude, qui est le frère aîné d’Émile Andze le président de l’association Communes et Villes Unies du Cameroun, et également le fils de l’ancien délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Yaoundé décédé.

Par la suite, M. Andze Jean Claude sera expulsé par les soins de feu Me Ngwe huissier de justice. En outre, il y aurait eu un arrangement entre le maire Kwemo et Andze Jean Claude pour le paiement de la somme de 30 millions Fcfa pour céder le site. Somme qui n’aurait pas été versé jusqu’au 11 janvier 2019 d’où la convocation du maire KWEMO à la police judiciaire de Yaoundé où il sera entendu et détenu. Il lui est désormais demandé un dédommagement estimé à 100 millions FCFA, apprend-on.