Cameroun : la France refuse de céder au chantage des ravisseurs


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Interrogé par RTL, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian a assuré que la France « ne négocie pas sur ces bases-là, avec ces groupes-là ». Les ravisseurs, qui détiennent au Nigeria les sept otages français enlevés au Cameroun, réclament la libération de jihadistes.

Pas de négociation avec les preneurs d’otages. C’est en tout cas ce qu’a déclaré ce mardi Jean-Yves Le Drian.

« On ne négocie pas sur ces bases-là, avec ces groupes-là », a assuré à RTL le ministre français de la Défense. Et d’ajouter : « Nous utiliserons tous les moyens possibles pour assurer la libération des otages, ceux-là ou les autres, c’est ce que nous faisons ». Avant de conclure : « Mais on ne joue pas à ce jeu de surenchères, parce que ça c’est le terrorisme ».

Même son de cloche du côté de Laurent Fabius, qui, lui aussi, refuse de céder au chantage des ravisseurs des sept otages français enlevés au Cameroun et détenus au Nigeria. Leur revendication porte « en particulier sur des sujets (…) hors de portée de la France », a souligné lundi le ministre français des Affaires étrangères.

La libération de jihadistes

Un groupe armé affirmant appartenir à la secte Boko Haram a revendiqué le rapt des sept Français enlevés dans l’extrême nord du Cameroun.

Dans une vidéo publiée sur Youtube, les ravisseurs de la famille française réclament la libération de jihadistes détenus au Nigeria et au Cameroun contre celle des otages.

Une demande à laquelle Jean-Yves Le Drian oppose un refus catégorique. « L’horreur s’ajoute à l’effroyable. C’est le terrorisme dans tous ses états », a déploré le ministre français de la Défense, et de constater que la diffusion d’une vidéo « devient un instrument du terrorisme pour utiliser l’opinion publique ». Avant de fustiger le procédé : « Bref, c’est un commerce, ce n’est pas parce que la France a été au Mali ».

Pour l’heure, rien ne dit en effet que la prise d’otages des sept ressortissants français, dont trois adultes et quatre enfants, a un lien quelconque avec la guerre au Mali. D’autant que leurs ravisseurs « ne » réclament « que » la libération de leurs comparses.

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