Cameroun : L’aéroport international de Douala bénéficie désormais d’installation de panneaux solaires photovoltaïques

Le ministre des Transports, Jean Ernest Masséna Ngalle Bibehe qu’accompagnaient les directeurs des Aéroports du Cameroun (ADC) et de l’Autorité aéronautique du Cameroun, du représentant de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale, du gouverneur de la région du Littoral et son Etat major a inauguré le jeudi, 10 janvier 2019, la centrale photovoltaïque solaire de l’Aéroport international de Douala. Une infrastructure destinée à produire un peu plus d’1,2 MW, construite en un peu plus de trois mois.

Ce projet découle des résolutions A37-19 de 2010 et A38-18 du 4 octobre 2013 de l’Assemblée de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI), qui encourageaient les Etats à élaborer et à soumettre volontairement un plan d’action de réduction des émissions dans le but d’atteindre les objectifs de l’OACI en matière de changement climatique.

C’est le deuxième projet du genre en Afrique mis en œuvre par l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale.

L’initiative dénommée « Solar-at-Gate » s’étend sur une superficie de 24.000m2, dont 13.000 m2 de panneaux solaires. À son fonctionnement optimal, la centrale aura une capacité de 1.25 Méga Watts.

À en croire l’Autorité de l’aviation civile du Cameroun (CCAA), l’électricité générée par le parc photovoltaïque sera utilisée pour alimenter les avions en stationnement aux passerelles, ce qui permettra d’éliminer les émissions de dioxyde de carbone résultant du fonctionnement des moteurs et des groupes auxiliaires de puissance des avions.

Exécuté par l’entreprise française SAGEMCOM, groupe leader européen sur le marché des terminaux communicants à haute valeur ajoutée, ce projet s’inscrit dans le cadre d’une initiative de 6,5 millions d’euros intitulée « Renforcement des capacités pour la réduction des émissions de CO2 de l’aviation internationale ». Mise en œuvre par l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale et financée par l’Union européenne, cette initiative se déploie dans 14 pays, dont 12 en Afrique et deux de la région des Caraïbes.

Elle vise à soutenir les efforts déployés par les pays pour élaborer et mettre en œuvre leurs plans d’action sur la réduction des émissions de CO2 de l’aviation internationale, pour établir des systèmes environnementaux pour la surveillance des émissions au niveau des États et pour mettre en œuvre des mesures d’atténuation dans certains États.
Le Cameroun devient le deuxième pays africain d’implémentation de ce projet pilote après le Kenya où l’aéroport international de Mombasa a été récemment doté d’un dispositif similaire.