Cameroun : « Il vient un temps où le pardon s’impose »

Le Pr Jean Claude Shanda Tonme, auteur du livre à succès « J’ai compris Yves Michel FOTSO, un testament pour la postérité », était à la tête d’une forte délégation en visite auprès des chefs traditionnels, des ministres de culte, des hommes d’affaires et des autorités administratives. Afrik.com l’a accroché à l’issue de cette tournée de quelques semaines, afin de savoir ce qui s’y cachait.

Afrik.com : Qui est le Pr Jean Claude Shanda Tonme ?

Shanda Tonme : Je suis camerounais et réside à Yaoundé, la capitale du Cameroun, pays de l’Afrique centrale. Je suis diplomate de carrière et spécialiste des relations internationales et de Sciences politiques. Je suis auteur de nombreux ouvrages qui font autorité, je suis par ailleurs Conseiller de plusieurs Organisations internationales, ainsi que de sociétés industrielles et commerciales. En plus je suis à la tête de nombreuses organisations de la Société Civile au Cameroun.

Afrik.com : Il y a de cela quelques semaines déjà que une grande caravane dont vous avez pris la tête est allée remettre d’une manière très solennelle des copies du livre intitulé : « J’ai compris Yves Michel Fotso, un testament pour la postérité  » à plusieurs sommités du pays. Qu’est-ce qui se cachait derrière cette caravane ?

Shanda Tonme : L’objet de mes visites auprès des autorités administratives, traditionnelles, religieuses et des hommes d’affaires, en compagnie d’une forte délégation avait deux volets : d’abord la remise solennelle d’une copie de mon livre intitulé sur Yves Michel Fotso et les inviter à se mettre ensemble pour implorer le pardon du chef de l’Etat, S.E. Paul Biya afin qu’il accorde sa grâce présidentielle à ce capitaine d’industrie dont le séjour depuis six ans en prison ne se justifie pas et ne laisse personne indifférent.

Afrik.com : Et quelles seront les suites de cette initiative hors du commun?

Shanda Tonme : Il faut reconnaître qu’une tradition incontestablement commune à toutes les civilisations humaines, renvoie à la quête d’intelligences et de conseils, aux symboles les plus forts qui portent et emportent les sources et les forces de la société. De même, une image qui ne trompe pas sur la route, sur le chemin, sur la signification de l’affection, reste partout et de tout temps, celle du bébé couché sur la poitrine de sa mère, du sujet aux pieds de son roi, et de l’enfant berçant les pieds du père ou prosterné devant lui. Ces signes d’humilité, d’affection et d’amour, ces démonstrations pertinentes et générales, expliquent tout sur ma présence auprès de ces différentes sommités du pays. Et fondent mon espoir pour la suite.