Cameroun, Fête des mères : 3ème édition de la Sweet Mummy Party

Ce dimanche 26 mai, c’est la fête des mères. Le Cameroun s’unit à certains autres pays à travers le monde pour célébrer la fête des mères. C’est dire que cette fête qui tend à s’universaliser n’est pas toujours célébrer à la même date à travers le monde.

Dans les écoles essentiellement de la ville, certains instituteurs ont pris une semaine pour inviter les enfants, dans le secret de leur classe, à confectionner des cartes ou toute autre œuvre à offrir ce matin à leur maman. Les plus nantis casseront leur « bas de chaussettes » pour acheter un cadeau à leur maman mais toujours avec les mêmes mots et la même affection : « Bonne fête maman, je t’aime ». Dans les villes de Yaoundé, Douala, Bafoussam essentiellement, les fleuristes vont ouvrir boutiques pour ce rendez, pour laisser les hommes faire parler leur cœur et pourquoi pas leur générosité.

C’est dans cette optique que l’Association Mother’s Love (Amour maternel), a eu l’ingénieuse idée de convier les mamans et futures mères (jeunes filles) à une série de rencontres quelques mois avant (le 23 février et le 27 avril 2019) afin de leur présenter le concept des Journées Sweet Mummy Party et l’apothéose c’est aujourd’hui dimanche 26 mai 2019 au City Zen Hotel, situé dans l’arrondissement de Douala 5.

Lors de cette célébration à laquelle plus d’une trentaine de mamans avait pris part, était ponctuée par des intermèdes musicaux, des sketchs, des poèmes, des ballets, des danses, des astuces dans le domaine de la santé, des remises de cadeaux et d’un échange autour du thème: « Tabous en famille, parlons-en ».

Sous la modération de Mme Elisabeth Ngo Bapa et l’éclairage du Pr Yvette Balana, la parole a été libérée à travers les « success stories » des unes et des autres.

Selon le Pr Yvette Balana « Brisons les tabous dans nos familles. Dialoguons avec nos enfants. Mais sachons qu’une famille ne peut pas vivre sans tabou »
« Le tabou ne concerne pas seulement le sexe, mais il y a aussi les maladies, les finances, la succession, la tendresse, la mort, etc ».

Les origines de la fête des mères sont souvent mal connues. De nombreuses fausses idées circulent à ce sujet comme notamment qu’il s’agirait d’une fête créée par le gouvernement de Vichy. Il n’en est rien. Ses origines sont plus anciennes. La déesse mère était fêtée déjà dans notre histoire lointaine mais la célébration que nous connaissons daterait plutôt du début du XXème siècle et viendrait des Etats Unis.

L’histoire de la fête des mères trouve racine dans la lointaine antiquité. Le culte de la déesse mère – c’est-à-dire de la fécondité est attesté au paléolithique et peut constituer un point d’origine. Plus tard, les grecs et ensuite les romains célébraient la déesse de l’Aube et de l’enfantement – Cette fête se tenait le 11 juin. Par la suite les divers cultes de célébration de la fécondité ou de la mère furent ardemment combattus par l’église qui voyait d’un très mauvais œil le développement de rites païens.

Oubliée pendant des siècles, la fête des mères réapparaît au début du XXème siècle aux Etats Unis. En effet, en 1911, Ana Jarvis, une américaine de Virginie Occidentale, très affectée par la mort de sa mère quelques années plus tôt, lance une grande campagne afin que partout dans le pays on célèbre le fameux Mother’s day. En 1914, le Président Wilson adopte l’idée et instaure officiellement la fête des mères le 2ème dimanche de mai… On peut aujourd’hui considérer cette date comme l’origine moderne de la fête des mères.
Célébrée pour la première fois en 2017, Sweet Mummy Party, pour ne pas la nommer, est une plateforme d’échange et d’hommage à la mère. Rendue à sa 3ème édition, elle est désormais portée par l’Association Mother’s Love (amour maternel).