Cameroun : de l’impact de la contrebande sur l’économie 

Initiée par le ministère camerounais des Finances, une étude de la seconde phase de l’Opération baptisée Halte au commerce illicite (HALCOMI) a été menée. Cette étude révèle l’ampleur du fléau aussi bien à l’intérieur qu’aux frontières du Cameroun. Une situation préjudiciable pour l’économie nationale qui traverse une conjoncture difficile, non seulement sur le plan interne, mais également au niveau international, avec en prime, la déprécation des cours du pétrole sur le marché mondial ainsi que ceux des matières premières.

La plupart des secteurs de production sont frappés par la contrebande, aussi bien sur le plan agroalimentaire que les produits pharmaceutiques, cosmétiques, textiles, les biens et services…

La direction générale des Douanes peut déjà attester que « le commerce illicite est un problème d’ampleur mondiale. Il entraîne en outre d’importantes pertes de revenus pour le gouvernement et les entreprises citoyennes. Les pertes sont estimées à plusieurs milliards de FCFA ». Pour apporter une réponse ciblée contre ce fléau, Fongod Edwin Nuvaga a créé une mission spéciale de contrôles douaniers chargée, de concert avec les entreprises, de renforcer les opérations de lutte contre la fraude et la contrebande.

Dans le cadre de la répression, l’opération HALCOMI est chargée, depuis le 16 août 2016, d’effectuer un quadrillage systématique et permanent des zones circonscrites (terrestre, aérienne et maritime), faciliter le flux des opérations et sécuriser la chaîne logistique, densifier et systématiser l’application des mesures de lutte contre la contrebande et la contrefaçon.

Dans son déploiement territorial, HALCOMI occupe l’ensemble du territoire national divisé en trois zones. La première englobe les Régions du Littoral, Sud-Ouest, Ouest et Nord-Ouest. La Zone 2 renferme les Régions du Centre, Sud et Est. La Zone 3, elle, regroupe l’Adamaoua, le Nord et l’Extrême-Nord.

La contrebande, la contrefaçon et le commerce illicite ne sont pas des phénomènes nouveaux au Cameroun. Déjà très enracinés dans ce pays d’Afrique Centrale, le gouvernement est confronté à un travail permanent pour leur éradication. Pour cela, chaque année, les autorités prennent des mesures pour tenter d’assainir les marchés camerounais.