Cameroun : bravo aux lauréats du MBA-ESSEC !

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Narcisse Alain Zobo, porte-parole des lauréats de la 16è promotion MBA-ESSEC de l’Université de Douala a accordé l’exclusivité à Afrik.com pour le récit de cette formation exemplaire et passionnante…

Afrik.com : Monsieur Narcisse Alain Zobo, porte-parole des lauréats de la 16è promotion MBA-ESSEC de l’Université de Douala. Que traduisait l’enthousiasme qu’on observait sur les visages des lauréats ce jour du 16 juillet 2017 lors de la remise des diplômes de votre promotion au complexe sportif Nelson Mandela de Douala ?

zobo.jpg Alain Zobo  : A cause de la longue attente de cet évènement. Si longue que certains n’ont pas hésité à comparer à celle de l’enfant chanté par un célèbre artiste d’une certaine époque. Mais à la différence que le nôtre a fini par arriver, et nous y voici. Nous voici à l’ESSEC, plus précisément au complexe sportif Nelson Mandela pour recevoir nos diplômes, je dis bien nos diplômes.

Afrik.com : Qu’est-ce qui vous fait dire que le dynamisme de votre promotion n’est pas comme celui des autres ?

Alain Zobo  : La réponse à cette interrogation passe tout d’abord par un éclairage sur la genèse de notre aventure ; et pour compléter cette réponse, nous retracerons brièvement le chemin parcouru ensemble. Car, si nous avons partagé deux années d’un formidable parcours intellectuel, nous venons surtout de vivre jusqu’à présent, cinq années d’une extraordinaire aventure humaine, toutes aussi trépidantes qu’enrichissantes.

Commençons par la genèse. En effet, lorsque nous sommes accueillis à l’amphi 200 Tchuindjang Pouemi de l’ESSEC en début du mois d’octobre 2012 par le Directeur d’alors en compagnie de ses proches collaborateurs, nous sommes un groupe hétérogène constitué de femmes et d’hommes aux profils hétéroclites, reflétant bien la pluralité de notre diversité.

Une diversité des genres, relative tout de même, avec des impétrants tous heureux d’avoir été retenu dans le programme MBA de l’ESSEC pour deux années de formation.

Ensuite une diversité de parcours, car, le programme de formation en MBA rassemble généralement des professionnels d’horizons différents, venant de grandes entreprises, de PME, des secteurs privés ou publics, tous des cadres en repositionnement professionnel.

Enfin une diversité de disponibilité en termes de temps à consacrer au MBA. Ceci me donne l’heureuse opportunité de féliciter tous les titulaires de ce diplôme pour avoir su et pu concilier programme MBA et vie professionnelle souvent exigeante, vie familiale combien contraignante.

En ce qui concerne notre parcours ensemble, le rythme soutenu imprimé par nos enseignants nous a permis, très vite, de nous rendre compte à quel point cette formation n’allait pas être une partie de plaisir. C’est ainsi que, mus par une inaltérable détermination et par un ardent désir de progresser dans la compréhension des enjeux et rudiments du management, nous avons abordé cette formation avec un enthousiasme juvénile, qui ne nous a d’ailleurs jamais quittés. Mais cependant, sans mesurer à quel point elle allait accaparer nos esprits.

Entrainés ainsi dans une effervescence cérébrale permanente, nous nous sommes appliqués, semestre après semestre à nous approprier les savoirs nouveaux et les connaissances nouvelles que nos différents enseignants nous faisaient découvrir. C’est ainsi que, comme un bataillon de fourmis, et parfois au bord de nos limites cognitives, nous nous sommes souvent rués vers les archivistes du forum de l’ESSEC, combien utiles, à la recherche des supports de cours, parfois même les plus rares, communément appelés des bords, mais dans le bon sens ici, que ces derniers sont toujours parvenus à nous fournir. A ces acteurs de l’ombre nous disons merci.

Afrik.com : Quelle appréciation faites-vous concernant le staff dirigeant de l’ESSEC d’une part et de vos camarades d’autre part ?

Alain Zobo : C’est le lieu ici de remercier le staff dirigeant de l’ESSEC pour la sélection judicieuse des animateurs de chaque unité d’enseignement mise à notre programme de formation. Car cours après cours, ces derniers nous auront apporté avec une certaine dextérité, les pièces d’un puzzle à plusieurs dimensions, fait de concepts aussi surprenants que complexes, tels que la « modélisation » ou encore la « théorie des gros cailloux ». Leur habileté dans le maniement de l’éthos, du pathos et du logos nous aura aidés à assimiler ces notions, même les plus absconses.

Chers enseignants, grâce à vous, nous avons pu acquérir des connaissances nécessaires à l’ambition du MBA dont nous sommes des lauréats aujourd’hui. Soyez-en remercions.

Aussi, sachant que les émotions construisent nos émotions intellectuelles, sociales et même physiques, nous pouvons dire que celles que nous avons vécues, les positives comme les négatives, depuis notre entrée à l’ESSEC jusqu’à ce jour solennel de notre sortie, ont contribué, d’une part à consolider notre esprit d’équipe, et d’autre part à renforcer notre détermination sans laquelle l’évènement qui nous a rassemblé ce jour-là n’aurait probablement jamais pu se tenir.

Sur le plan positif, nous pouvons évoquer le plaisir que nous avons eu à partager, à découvrir et à progresser ensemble. Dans ce sens, des liens se sont créés, des amitiés se sont nouées, au gré des intentions et des ambitions des uns et des autres, donnant même lieu à la formation des couples, à des unions pour la vie, avec des fruits qui s’en suivent.
Une autre émotion partagée est celle de la fierté ; fierté d’appartenir à une promotion, il faut le dire, particulièrement dynamique, talentueuse et sympathique.

Afrik.com : Qu’est-ce qui vous a guidé dans le choix du parrain de votre promotion ?

Alain Zobo : Eu égard à tout cela, et compte tenu de la haute idée que nous nous sommes faites de notre promotion du prestige de l’ESSEC en tant que business school de référence, nous avons sollicité et obtenu le parrainage d’une personnalité tout aussi prestigieuse, en la personne de Monsieur Alamine Ousmane Mey, dont notre choix pour lui a été guidé, non pour sa fonction de Ministre des Finances, mais plutôt en sa qualité de référence managériale, un modèle de réussite sociale par l’école.

C’est l’occasion pour moi de lui renouveler, au nom de toute la 16è promotion du MBA-ESSEC, toute notre gratitude pour l’honneur qu’il a bien voulu nous faire, ainsi que tout l’encadrement dont nous avons bénéficié de sa part.

Afrik.com : Que peut-on retenir de cette aventure ?

Alain Zobo  : Si nous avons globalement été heureux de cette aventure, avouons-le, nous avons également traversé quelques fois des zones de turbulence et d’incertitude, générant parfois quelques émotions négatives. Car, du fait des incompréhensions au sein du groupe ou en dehors, nous avons de temps en temps marché sur le fil de rasoir. Inutile de vous réciter ici la litanie des difficultés auxquelles nous avons été confrontés pour l’organisation de notre sortie solennelle, aussi bien à cause de nous-mêmes qu’à cause des influences externes.

Malgré tout cela, nous n’avons jamais baissé les bras, ni perdu de vue notre objectif. Et c’est cela qui nous a permis de tenir le pari d’organiser cette sortie solennelle tant attendue.

Je tiens à remercier solennellement le Professeur François –Xavier ETOA, Recteur de l’Université de Douala, pour son intervention décisive et son paternel encadrement dans la réalisation de ce projet.

Afrik.com : Au terme de ce long parcours, sentez-vous le devoir de vous montrer dignes des diplômes que vous avez reçus ?

Alain Zobo : A la fin de ce long parcours, j’allais dire le franchissement de la ligne d’arrivée d’une longue course d’obstacles, avec la solide formation que nous avons reçue à l’ESSEC dans le cadre du programme MBA, nous sentons le devoir de nous montrer dignes des diplômes qui nous avaient été remis et surtout de mériter la confiance de nos enseignants.