Cameroun : attaque de Boko Haram repoussée par l’armée à l’extrême nord

L’armée camerounaise a repoussé, mardi, une attaque d’envergure de l’organisation Boko Haram, dans l’extrême nord du Cameroun, tuant trois combattants de la secte islamiste.

L’attaque de présumés combattants de Boko Haram est intervenue mardi, vers 3h40 du matin, dans la localité de Bodo, dans le département de Logone et Chari, à l’extrême nord du Cameroun. Elle a été repoussée par l’armée.

« Une colonne ennemie montée sur des véhicules 4X4 a ouvert un feu nourri sur des positions tenues par les forces de défense camerounaises. Il s’en est suivi de violents combats jusqu’à l’aube. Face à la farouche riposte de nos soldats, les agresseurs ont fini par battre en retraite laissant derrière eux trois tués parmi leurs troupes ainsi que de nombreuses armes », a indiqué le ministre camerounais de la Communication, Issa Tchiroma Bakary, dans un communiqué, rapporte Anadolu Agency.

Près de 700 otages camerounais ?

Aucun des soldats de l’armée du Cameroun n’aurait été tué au cours des combats. La secte islamiste multiplie les attaques, ces derniers jours, au Nigeria, mais aussi au Tchad. Depuis plusieurs mois, le Cameroun lutte contre Boko Haram aux côtés des armées du Nigeria, du Niger, du Tchad et du Bénin. Ces pays ont prévu la mise en place, au cours du mois de juillet, d’une force d’intervention conjointe multinationale (MNJTF) afin d’améliorer la coopération interarmées.

Alors qu’une offensive de l’armée nigériane, au mois de mai, avait permis la libération de plusieurs centaines d’otages des mains de la secte islamiste, ils seraient près de 700 Camerounais encore captifs, selon le quotidien camerounais L’œil du Sahel. En majorité des femmes et des enfants, ils les auraient capturés au cours de leurs nombreux raids meurtriers au Cameroun, après avoir tué les hommes.

Les enfants sont ensuite endoctrinés dans des écoles coraniques avant d’être utilisés comme combattants, tandis que certaines femmes sont prises comme épouses par les rebelles, utilisées pour les tâches ménagères et d’autres subissent des sévices sexuels, selon des témoignages d’anciens otages. Utilisés comme bouclier humain, ils seraient nombreux à avoir péri sous les tirs de l’armée camerounaise visant les éléments de Boko Haram.