Nigeria : 25 morts dans une attaque à la bombe de Boko Haram

Au moins 25 personnes ont été tuées dans une attaque à la bombe, dans le nord du Nigeria, à Zaria.

Boko Haram a encore frappé. Au moins 20 personnes ont été tuées dans une attaque à la bombe menée par le groupe terroriste nigérian Boko Haram, dans le nord du pays. L’explosion a retenti, vers neuf heures, des bureaux de l’administration locale où des instituteurs et d’autres fonctionnaires se faisaient enregistrer, a indiqué un employé de cette administration. Pour le moment, l’attaque n’a pas été officiellement revendiquée, mais tous les soupçons des habitants de la zone désignent Boko Haram comme principal suspect.

Le gouverneur de la région a invité les populations à dénoncer toute personne suspecte aux agents de la force publique, aux leaders traditionnels et religieux.
Ce n’est pas la première fois que Zaria, située à 75 km au nord de Kaduna, capitale de l’Etat éponyme, est la cible d’attaques de l’insurrection armée. Les attaques menées par Boko Haram se sont dernièrement multipliées dans le nord du Nigeria. Le groupe fusille les habitants qu’il trouve sur son passage, abat des fidèles en train de prier à la mosquée, contraint des enfants à se faire exploser, en plein mois de Ramadan, un mois sacré pour les musulmans du monde entier.

Lundi soir, une jeune fille de 13 ans a perdu la vie dans un attentat suicide manqué, près d’une grande mosquée de Kano, la plus importante ville du nord du Nigeria, à 200 km au nord de Zaria. Abubakar Shekau et ses disciples continuent de répandre le sang dans le nord du Nigeria. Le groupe armé, né en 2002, s’est radicalisé en 2009, lorsque qu’Abubakar Shekau en a pris la direction. Boko Haram a tué plusieurs milliers de personnes et poussé des milliers de populations à fuir le nord nigérian.

Le Président nigérian Muhammadu Buhari a promis de mettre un terme aux tueries de Boko Haram. Mais pour l’heure, le groupe armé semble toujours avoir une longueur d’avance. Malgré qu’il soit poursuivi pas les troupes africaines, notamment tchadiennes, nigériennes et camerounaises, il ne faiblit pas.