Cameroun : 2ème édition du Forum de l’étudiant catholique de l’Université de Douala

Mgr Samuel Kleda, Archevêque métropolitain de Douala a procédé le 15 mai 2019, au lancement de la 2ème édition du Forum de l’étudiant catholique de l’Université de Douala (FECUD) tenue sous le thème : « Dites à ces jeunes qu’ils ont une place de choix dans la communauté ».

Le FECUD, plate-forme de rencontre, de partage et d’échange, a permis aux participants réunis pendant trois jours (du 15 au 17 mai), de donner leur point de vue sur ce thème. Les conditions de vie n’étant pas réunies au pays, les jeunes se trouvent obligés de « libérer le planché » pour des raisons économiques. Ils sont à la recherche de meilleures perspectives socio-économiques et tentent de travailler à l’étranger, ou ils sont confrontés à une extrême pauvreté dans leur pays et ne voient d’autre possibilité que de partir. Certains travaillent légalement, tandis que d’autres n’ont pas de permis de travail et sont actifs dans l’économie informelle.

Ils ne partent pas seulement pour eux-mêmes, mais aussi pour leur famille ou leur communauté : ils envoient de l’argent à leur famille, permettant ainsi une amélioration des conditions de vie de leur communauté. Le gouvernement du pays est également intéressé par ces transferts de fonds, qui jouent un rôle clé dans l’économie. D’après une étude de la Banque mondiale, l’argent envoyé par la diaspora a contribué à la construction de 60% des infrastructures.

D’autres partent en raison de circonstances politiques. Ils fuient les guerres, les conflits ethniques, religieux, les violations des droits de l’homme et d’autres situations de ce type. Certains sont immédiatement reconnus comme réfugiés, souvent dans les pays voisins. D’autres deviennent des demandeurs d’asile. Ces derniers n’ont pas toujours le droit de travailler, mais beaucoup travaillent illégalement.

D’autres encore sont victimes de trafic et sont forcés de migrer sans l’avoir forcément choisi. Certains ne migrent pas de gaîté de cœur : il s’agit des personnes qui partent dans l’espoir d’une vie meilleure, pour échapper à un conflit, à une catastrophe naturelle ou à des persécutions. Pour ces personnes, la migration est douloureuse car elle représente un arrachement au pays, à la langue, aux proches.

Pour d’autres, la migration se fait par envie de découvrir le monde. C’est le cas notamment des étudiants qui partent en échange scolaire dans un autre pays, et des touristes de courte ou plus longue durée. Cette migration de découverte ou de formation est encouragée et valorisée car elle permet la découverte d’autres cultures et l’enrichissement personnel.

Dans son homélie, Mgr Samuel Kleda a réconforté les jeunes en leur demandant de fixer leur regard et d’avoir pour seul modèle Jésus-Christ, d’être fermes, honnêtes, respectueux, travailleurs, de renoncer à tout, de ne pas se laisser emporter par les vents d’où qu’ils viennent.