Burundi : sept personnes tuées lors d’une attaque

Au moins sept personnes sont mortes, dont un policier, au cours de plusieurs attaque,s mardi soir, dans la capitale burundaise, Bujumbura.

L’escalade de la violence ne retombe pas au Burundi où sept personnes au moins, parmi lesquelles un policier, ont été tuées au cours de plusieurs attaques, dans la nuit de mardi à mercredi, dans la capitale burundaise, Bujumbura, et ses environs, ont rapporté la police et des témoins.

Le Burundi est plongé dans la tourmente depuis que le Président Pierre Nkurunziza a annoncé, en avril 2014, qu’il se représenterait pour un troisième mandat, provoquant une grande mobilisation contre ce projet, dans tout le pays. Mais ni la violence, ni la vive contestation ou encore la tentative de coup d’Etat à son encontre n’ont persuadé le chef de l’Etat de retirer sa candidature. Il l’a au contraire maintenue bec et ongle jusqu’à la Présidentielle. Réélu en juillet 2015 après un scrutin boycotté par l’opposition et contesté à l’international, aujourd’hui, il doit faire face à une montée de la violence dans le pays et une recrudescence des assassinats, notamment des agents des forces de sécurité.

Le bilan du nombre de morts de la crise burundaise est alarmant. Plus de 240 personnes, selon des ONG de la société civile, ont péri dans les violences depuis que le Président Pierre Nkurunziza a annoncé son intention de briguer un troisième mandat. De leur côté, les opposants l’accusent d’avoir violé l’accord de paix de 2005 ainsi que la Constitution, en effectuant un troisième quinquennat. La Cour constitutionnelle a estimé, pour sa part, que le chef de l’Etat pouvait rester encore cinq ans au pouvoir.

Face à la situation, de nombreux observateurs craignent que le Burundi ne replonge dans la guerre civile. Alors que le pays est sorti, en 2005 de 12 années de guerre civile.